Les Terres Balafrées – Encyclopédie Monstrueuse

L’Encyclopédie Monstrueuse (Creature Collection en anglais) est le premier bestiaire à  être sorti, à  la fois en anglais et en français, pour la troisième édition de Dungeons & Dragons. Il a réussi l’exploit de devancer la sortie du Monster Manual de Wizards. Mais l’EM n’est pas qu’un simple bestiaire : en effet, ce livre pose les premières bases de l’univers des Terres Balafrées, univers développé par le studio Sword & Sorcery, sous la houlette de White Wolf.

La version française du Creature Collection a subi quelques ajouts qui apportent plus de clarté à  l’ensemble : les facteurs de puissance ont été corrigés, un index par facteur de puissance a été ajouté, et lorsqu’il était question de créatures issues de ce manuel dans le descriptif d’autres créatures, cela était indiqué par la présence d’une *. L’index est une très bonne idée qui permet de trouver rapidement les créatures étant de niveau équivalent à  celui des joueurs, alors qu’indiquer les créatures spécifiques à  ce manuel permet de retrouver plus rapidement les informations.

L’Encyclopédie commence par une introduction d’une page, qui a pour but de présenter succinctement les Terres Balafrées. En effet, une page, c’est bien court, et cela laisse sur la faim. Il est évident que maintenant que la gamme est développée, il est facile de trouver d’autres informations, que ce soit dans les publications anglaises, les traductions françaises, les articles du D20 mag ou les sites internet, mais à  l’époque de sa sortie, il était le seul supplément disponible pour les Terres Balafrées.

Après ce bref aperçu, l’ouvrage commence son énumération de monstres. De l’Abandonné à  la Wyverne des flèches, 206 créatures sont passées en revue. Il est possible de trouver pour tous les goûts, des créatures foncièrement destructrices (dragons des ruines, le Destructeur) aux créatures que l’on peut trouver comme alliées (Chevalier Creux, Gnome Brasseur), en passant par des substituts des orques, gobelins et autres gnolls (Asaathis, Rampants, Arachnogobelins).

Cette énumération de créatures est très plaisante à  lire car chaque descriptif comporte au moins une piste pour une idée de scénario, ou au pire d’interlude. De plus, une grande majorité de créatures apporte son lot de révélations sur l’univers des Terres Balafrées, ce qui est très plaisant. Toutes ces créatures, bien que totalement jouables dans un univers autre que les Terres Balafrées, possèdent toutes une spécificité assez propre à  cet univers, et sont bien conçues au niveau des règles. On découvre ainsi quelques variantes des races standard de DD3 : Elfe abandonné, Chardouni, Halfelin, toutes facilement adaptables comme races jouables. Il n’y a donc rien à  redire au niveau du contenu.

Cependant, là  où le bat blesse (un peu), c’est au niveau de la maquette. Et plus précisément au niveau des illustrations. Le fait d’utiliser le noir et blanc n’entre pas en compte dans mon jugement, car il est des plus approprié pour certaines illustrations (Celui des croisements surtout). Cependant, je trouve que certaines des illustrations sont simplement « moches ». Je ne saurais sans doute pas faire mieux, mais j’en attendais plus dans un ouvrage tel que celui-ci, surtout qu’il y en a de très réussie. Dans le palmarès de celles que je trouves excellentes se trouvent l’Arachnogobelin, Celui des croisements, l’Ecorchévil, le Féroce, la Gorgone Supérieure, les Rampants, l’Orafauna, l’Orgueilleux et le Troll des steppes. Et celles qui, à  mon avis, n’ont pas leur place dans ce livre, on peut trouver la Dame des noyades, le Destructeur, les Dragons des Ruines, le Dragon goudron, l’Esprit de Boucherie, l’Esprit des puits, l’Esprit pestiféré, Garabroud, les Inquisiteurs, la Limace Meunière, le Parfait, la Pie des grottes, le Pyro et le Rejeton des Cataclysmes. Tout ceci est laissé à  l’appréciation personnelle de chacun.

Les points forts de la maquette sont sans aucun doute l’utilisation de cette « marge » que l’on retrouvera dans tous les suppléments « Terres Balafrées ». Elle permet d’identifier rapidement le produit et la gamme. Un autre atout est le fait de ne pas cumuler plusieurs créatures sur une même page, contrairement à  ce qui a été fait dans le Manuel des Monstres. Les caractéristiques d’une créature commence ainsi toujours en haut de page, après le nom. Cela apporte une bonne lisibilité.

Pour conclure, je dirais donc que, si vous recherchez plutôt un joli bestiaire, orientez-vous vers le Manuel des Monstres, et si vous recherchez un bestiaire riche en créatures pouvant amener des idées de scénarios, ou si vous voulez découvrir les Terres Balafrées, orientez-vous vers l’Encyclopédie Monstrueuse.

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