Une année de cinéma

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Et voilà , 2007 s’est achevé il y a quelques heures, et il est souvent l’heure de dresser des bilans. J’ai décidé de vous proposer un bilan mensuel de ma consommation de films. J’ai déjà  parlé de certains sur ce blog ou sur des forums, j’en vois certains avec plus de recul, et je me rappelle de bons (ou pas) souvenirs.

Si vous êtes pas d’accord avec mon top, proposez le vôtre !

Janvier

Pour commencer l’année, voici un des seuls films français que j’ai vu cette année. Truands fait partie de cette nouvelle vague de films noirs français, où l’on retrouve souvent les mêmes visages. Pour avoir vraiment apprécié Le Convoyeur ou encore 36 Quai des Orfèvres, je me suis dit que ça pouvait être sympa. Et bien, pas trop en fait. Je n’ai pas vraiment saisi où était le fil conducteur de tout ça. Pas d’intrigue, juste des scènes à  peine reliées entre elles. Moyen quoi.

En parlant d’intrigue, l’Illusioniste est plutôt bien fourni de ce côté-là . On se prend au jeu, surtout quand on apprécie les histories de magiciens. Les acteurs sont bien présents dans leur rôle, et on accroche à  leur histoire. Seul problème, Jessica Biel n’a pas le physique de l’époque, et ça jure. Mais bon, son physique n’étant pas pour me déplaire ;->.

Pour finir Janvier, j’ai découvert pour la première fois en VO DiCaprio dans l’excellent Blood Diamond. Il n’y a guère que dans Titanic que je n’ai pas vraiment aimé Leo (quoique c’est plus le film qui m’ennuie), et ce film confirme une fois de plus mon impression : c’est un des meilleurs acteurs au monde. Après, le film en lui-même est très bon : décors enchanteurs « viciés » par les horreurs d’une guerre civile, scénario mélant habilement faits réels et romancés, scènes poignantes et scènes explosives, un mix habile. Reste que la fin trop sirupeuse gâche un peu mon plaisir : pourquoi construire si bien Danny Archer pour oublier tout ça sur son lit de mort ?

En construisant ce récapitulatif, deux films me sont apparus comme à  rattraper en DVD. Ils sortent souvent dans les différents tops que je consulte, je vais donc me laisser tenter dans quelques semaines par Apocalypto et L’Incroyable destin de Harold Crick.

Film du mois : Blood Diamond

Blood Diamond

Février

Difficile de commenter ce mois de février, parce que c’est pas vraiment terrible ce que j’y ai vu. En gros, un prequel de remake, Massacre à  la tronçonneuse : Le Commencement, et un obscur film bizarre, Bug.

Pour le premier, autant j’avais aimé la version de 2003, autant celle-là  m’a un peu ennuyé. Le destin des personnages est figé d’avance de part la notion même de prequel. Et puis on a vraiment l’impression de revoir le remake.

Pour Bug, c’est plus simple : je n’ai pas tenu une heure. C’était chiant à  en mourir. C’est rare que je n’aille pas au bout d’un film, ben là , ça a été le cas.

Reste Le Dernier Roi d’Ecosse, que j’ai magistralement loupé. Ayant adoré la prestation de Forest Whitaker dans The Shield, je pense vraiment le voir en VO en DVD.

Film du mois : Massacre à  la tronçonneuse : Le Commencement (par défaut)

Massacre à  la tronçonneuse : Le Commencement

Mars

Mars a été le mois des films que je n’attendais pas vraiment. Bon, il y avait bien 300, mais je n’avais pas vraiment accroché à  la BD. Je n’attendais donc pas avec impatience le film, et il m’a surpris en pleine tête. Fureur, Violence, Energie, un film à  la démesure totale, unique dans son genre, qui m’a totalement réjoui. Dans le même genre « Pas à  réfléchir« , il y a aussi Hyper-Tension, avec Jason « Le Transporteur » Statham. Un film qui tourne à  200 battements par minute, complètemet déjanté, qui sort vraiment des sentiers battus de l’action traditionnelle, à  grands coups d’adrénaline.

On continue avec Contre Enquête, que j’ai principalement vu pour Jean Dujardin. Film lent, assez mou, qui heureusement ne dure pas très longtemps. Le final vaut le coup, mais il faut réussir à  aller au bout.

On termine par Alpha Dog, film vraiment très intéressant sur la jeunesse, et comment perdre son innocence. Les acteurs y sont bons, le scénario, tiré d’une histoire vraie, est très intéressant. Il a l’air d’être passé un peu inaperçu, aussi je vous le conseille très vivement !

Film du Mois : Alpha Dog

Alpha Dog

Avril

Le mois d’avril m’a permis de découvrir trois films très différents. Commençons par Next, un thriller fantastique avec Nicolas Cage et Julianne Moore, qui se laisse regarder mais qui n’a vraiment rien d’exceptionnel. Quelques séquences bien sympas viennent malgré tout pimenter ce film parfait pour un dimanche soir ponctuant un week-end fatiguant.

J’ai également vu Sunshine, de Danny Boyle, qui m’a vraiment subjugué. La fin est étrange, mais ce film m’a emporté et j’ai vraiment senti l’isolement, l’éloignement de l’Icarus 2. Le film est de plus porté par une bande-son magnifique. Une expérience à  vivre.

Le troisième film du mois d’avril est un documentaire qui fait froid dans le dos. Jesus Camp présente la vie de ces américains croyants qui se réclament de l’Eglise Evangéliste. Le fanatisme a vraiment élu domicile de l’autre côté de l’Atlantique, et c’est vraiment flippant. Le film est une réussite, car le réalisateur ne donne pas (vraiment) son point de vue, il se contente d’observer, de transmettre, et ça donne tout son cachet à  Jesus Camp.

Un autre documentaire est sorti en Avril que j’essaierai de voir est We Feed the World, que j’ai manqué. A part ça, je ne crois pas avoir manqué grand chose (pas Shooter, tireur d’Elite, Nos Amis les Terriens ou Les Vacances de Mr Bean en tout cas …).

Film du mois : Jesus Camp

Jesus Camp

Mai

Mai est souvent synonyme de grosse sortie cinéma, avec son lot de Blockbusters hollywoodiens. Cette année, ça n’a pas dérogé à  la règle, avec notamment deux chapitres finaux (?) de trilogie à  gros budget, j’ai nommé Spider-Man et Pirates des Caraïbes.

Les aventures de l’homme-araignée m’ont bien botté, et même si Venom ne m’a pas vraiment convaincu, j’ai été enchanté par l’histoire de l’homme de sable, mais surtout par le personnage de Harry Osborn. Déjà , son costume et son équipement sont super classe, mais l’histoire amorcée dans les deux premiers volets prend une conclusion logique ici. Après, je ne suis pas spécialement fan de Peter Parker …

Pour Pirates des Caraïbes, autant les deux premiers volets m’avaient enchanté, autant celui-là  m’a légèrement déçu. Les personnages sont sous-exploités, la folie de Jack Sparrow, bien que fun, m’a ennuyé, mais surtout, je trouve qu’il y a eu une retenue. Pourquoi ne pas conclure par la grosse bataille maritime qui s’annonçait merveilleuse ? Pourquoi n’avoir que deux navires à  se battre ? Pourquoi ne pas mieux utiliser ces capitaines pirates ? Dommage …

Ce n’était plus en mai, mais en juin que je l’ai vu, mais comme il est sorti en mai, c’est ici que je classe Zodiac, que j’ai pu voir à  la fête du Cinéma. Le mois de mai a également vu la sortie de Clerks 2, que j’essaierai de voir quand j’aurai vu le premier …

Film du mois : Zodiac

Zodiac

Juin

Juin est traditionnellement, pour moi, un mois avec un gros week-end cinéma, pour la Fête du Cinéma. Je vous renvoie au billet que j’avais rédigé à  l’époque sur les films que j’y ai vu, parce que c’est la seule fois en juin où je suis allé dans les salles obscures …

Il y a bien Shrek le Troisième qui m’a échappé ce mois-là , mais, je ne sais pas pourquoi, il me motive pas …

Film du mois : Death Proof

Death Proof

Juillet

On va commencer par examiner le mois de juillet par les grosses sorties, celles dont presque tout le monde a entendu parler. Comme Die Hard 4, qui signe le retour d’une franchise de mon enfance. Le scénario est gros comme une maison, les miracles informatiques bien tordants, mais je suis venu pour John McClane, et j’ai eu John McClane. Certes, il a pris de l’âge, mais ça dépote de partout, et on n’est pas volé sur la marchandise ! C’est pareil pour Transformers. Les bandes-annonces et teasers m’avaient mis l’eau à  la bouche, et le déferlement des auto-bots à  l’écran fut vraiment époustouflant. C’est le genre de film à  voir sur grand écran. Un parfait film d’été, avec de l’action, de l’humour, des trucs débiles, des trucs de geeks, nickel !

Autre grosse sortie qui était largement attendue, l’arrivée des Simpsons au cinéma. Je ne suis pas vraiment un « fan » de la famille la plus déjantée de Springfield, mais j’ai vraiment apprécié leur aventure estivale. Le scénario est fait pour durer, les relations évoluent, on se marre toujours autant. C’est une belle réussite. Vivement Futurama en format long !

Trois plaisirs coupables viennent compléter ce mois de juillet assez chargé, finalement. Le premier a du passer relativement inaperçu en France. Il s’agit de Tenacious D and the Pick of Destiny. Un film pour ceux qui aiment le rock, par des gens qui aiment le rock. Après School of Rock / Rock Academy, Jack Black fait péter le son et nous sort une déclaration d’amour au rock encore plus déjantée. A découvrir si vous aimez le rock et les trucs débiles à  la Dodgeball et autres Zoolander !

Autre parodie, dans un style bien différent, Hot Fuzz, par la créateur de Shaun of the Dead, m’a vraiment accroché. On sent l’amour pour le cinéma d’action derrière ce film, empreint de références, mais doté d’une énergie propre. Pour avoir vu les deux versions, je ne peux que vous conseiller de vous jeter sur la VOST, la VF étant massacrée.

Dans un genre complètement opposé, j’ai également apprécier la suite d’Hostel, simplement nommée Hostel, chapitre 2. Bien mieux maîtrisée que le premier opus, on découvre ici les dessous de l’organisation, et surtout on s’attarde plus sur les personnages. Une belle réussite, avec toujours son lot de scènes gores, mais moins atroces que le premier volume.

Pour finir ce mois bien fourni, le Pixar annuel avec Ratatouille. Toujours une réussite visuelle, mais j’ai moins accroché à  ce rat cuisinier qu’aux Cars de l’année dernière.

Film du mois : Hot Fuzz

Hot Fuzz

Aout

Le mois d’Août n’ayant pas été très propice à  la bronzette, c’est dans les salles obscures que je me suis réfugié. Ce mois a été un mois de genre, puisqu’aucun de ces films n’a vraiment une cible « grand public ».

On commence par deux films légèrement claustro, avec Captivity tout d’abord. Je sais pas trop où classer ces films, mais ce sera pas vraiment dans mon top 10. Intrigue en carton (comprenez sans surprises), effets moyens, seule Elisha Cuthbert sort du lot … et c’est pas vraiment ses talents d’actrice qui sont en cause. D’un tout autre niveau, on a Motel (Vacancy en VO). Sorti de nulle part, ce thriller m’a vraiment emballé, par son pitch classique qui arrive quand même à  sortir le film des sentiers battus. Si vous aimez être éprouvé par un film, je peux vous le conseiller sans hésitation !

On continue avec le second segment de GrindHouse : Planet Terror. Rodriguez revient à  ses premières amours, comme en témoigne son magnifique Une Nuit en Enfer (oui, je trouve ça magnifique). Des créatures complètement grotesques, des héros classes, une bande-son terrible, une héroïne sexy et dangereuse. Le meilleur film de l’été, dont j’attends impatiemment le DVD. En plus, y a Machete avec !

On va terminer le mois d’Août par deux films où l’on retrouve deux acteurs qui sont pressentis pour devenir des « grands ». Shia « je sais pas comment on prononce » LaBeouf tout d’abord, et le réussi Paranoïak. Remake modernisé de Fenêtre sur Cour d’Hitchcock, Disturbia (en VO) prouve qu’un « teenage movie » tient la route si le scénario part dans la bonne direction. Je regrette néanmoins la fin qui jure trop avec le reste du film. Un peu plus de variété dans les espionnages n’aurait pas non plus été du luxe …

Andy Samberg ensuite, issu du Saturday Night Live qui nous a offert Ben Stiller et Jack Black, et son Hot Rod complètement déjanté. Film intemporel qui mélange éléments contemporains et musique, vêtements, accessoires des années 80, scènes complètement à  l’ouest (la plus belle chute de l’année), ce film m’a rappelé pourquoi j’aime Jackass et autres trucs débiles dans le genre. Vous voulez vous étouffer rire, jetez-vous sur Hot Rod … sauf si vous n’appréciez ni Ben Stiller ni Johnny Knoxville !

Film du Mois : Planet Terror

Planet Terror

Septembre

Le deuxième documentaire de l’année, Sicko, concerne également nos cousins d’outre-Atlantique, mais est réalisé par maître ès polémique Michael Moore. Après son brilliant Bowling for Columbine, j’avais été très déçu par Farenheit 9/11. Et bien, ce coup-ci, c’est mitigé. La première partie du documentaire est très intéressante, et montre vraiment la situation aux Etats-Unis. Mais, dès qu’il s’essaie à  la comparaison, Moore trébuche. Son parti pris est bien trop flagrant et porte atteinte à  son documentaire. Dommage.

Autre déception, King of California, qui me semblait au départ être une comédie un peu folle, s’avère finalement n’être qu’un pétard mouillé à  oublier. Sorties de nulle part, les Joyeuses Funérailles de Frank Oz sont par contre la surprise de la rentrée. Humour british, situations absurdes pour un événement plutôt grave, j’ai trouvé là  la comédie britannique à  son haut niveau. Je ne peux que conseiller pour se détendre et rire un bon coup !

Autre film bien détendu des neurones, Shoot ‘Em Up mérite largement son titre (quoique Beat ‘Em All aurait mieux fait l’affaire) et montre qu’un scénario crétin bien maîtrisé peut amener un film jouissif. C’est absurde, les personnages ne sont pas réalistes, mais je me suis amusé comme pas possible.

Restent pour la rentrée 2 films que j’attendais depuis leur annonce. La Vengeance dans la peau m’a légèrement déçu, car le point final de ce qui devait être une trilogie n’est pas clairement posé. A part ça, le film regorge de scènes d’action nerveuses et parfaitement orchestrées. un très bon film d’action. « Très bon » ne sera pas l’adjectif que j’accolerai à  28 semaines plus tard, puisque c’est tout simplement mon meilleur film de l’année. Je le trouve supérieur à  l’original, par des scènes bien plus fortes, qui m’ont fait vibrer. Non, ce ne sont pas les zombis les plus durs à  supporter dans ce film, c’est tout simplement la situation, l’horreur réaliste de cette situation. Un autre point fort de ce film est la bande-son, magique, de John Murphy. La scène d’introduction est magnifiée par le thème prenant du compositeur. Un Must-See londonien !

J’aurai manqué deux films en ce mois de rentrée, 99F où j’aurai aimé retrouver Jean Dujardin, et 7h58 ce matin-là  qui n’a daigné être diffusé que lorsque j’étais en vacances !

Film du mois : 28 Semaines plus tard

28 Semaines plus Tard

Octobre

J’attendais avec impatience la relecture de Halloween par Rob Zombie en ce mois d’octobre. J’ai été légèrement déçu par rapport à  ce que j’avais apprécié dans ses deux films précédents. Malgré tout, le film reste un bon slasher, mais j’aimerais qu’il retourne vers des films plus personnels à  l’avenir. Mais c’est sans dotue un des meilleurs remakes d’horreur récents (avec La Colline a des Yeux).

A part ça, ce sont trois comédies américaines que j’ai été voir en Octobre, à  savoir En Cloque, mode d’emploi, Les Rois du Patin et SuperGrave. De bon souvenirs, de bonnes rigolades, dommage que le premier soit un peu gâché par sa fin mielleuse. SuperGrave est un poil plus trash, et McLovin’ m’a bien fait délirer. Le successeur d’American Pie !

L’autre comédie bien barrée, Les Rois du Patin, je l »attendais sous un titre plus proche de l’original Blades of Glory. Je m’attendais à  du Dodgeball sur glace, j’en ai eu. Les acteurs sont excellents, j’étais mort de rire pendant pas mal de temps. Will Ferrel est un génie !

Comme je n’avais pas réussi à  finir Resident Evil – Apocalypse, j’ai préféré ne pas perdre 1h30 de ma vie à  aller voir le 3e volet Extinction

Film du mois : Blades of Glory

Blades of Glory

Novembre

Novembre cette année m’avait l’air alléchant, mais je n’ai finalement pu aller voir qu’un seul film, pour cause de voyage en Suède et de verglas (j’vais pas risquer ma Fiesta pour un film). Donc, en gros, j’ai loupé Beowulf, La Nuit nous appartient et Agent Double. J’ai quand même pu aller voir le dernier Cronenberg, Les Promesses de l’Ombre. Ce dernier me semblait prometteur, au vu de la B.A. et des critiques. Mais j’ai été légèrement déçu. Je m’attendais à  quelque chose de plus mouvementé, et le twist n’en a pas été un. Néanmoins, je suis toujours content de retrouver un grand Viggo Mortensen, et une épatante Naomi Watts. Mais J’ai préféré A History of Violence.

Film du mois : Les Promesses de l’Ombre

Les Promesses de l'Ombre

Décembre

Comme pour le mois de novembre, ca sera du rapide en décembre, puisque je n’ai vu que Je suis une légende. N’ayant pas lu le romand de Matheson, je ne me lancerai pas dans une critique du contenu de la fin (dont j’ai eu vent). Néanmoins, j’ai trouvé que tout arrivait beaucoup trop vite sur la fin, et ça m’a légèrement gâché mon film. Toute la première partie est vraiment prenante, Will Smith réussissant à  nous faire comprendre la solitude et l’isolement de son personnage. Dommage que la fin soit trop vite bouclée.

Film du mois : Je suis une légende

Je Suis une Légende

Top 10 des Films 2007

Et voilà , on y est, le classement final. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un véritable Top 10, parce que j’ai voulu inclure les différents genres que j’affectionne, et les bonnes surprises. Enjoy !

 1 – 28 Semaines plus tard

 2 – Motel / Vacancy

 3 – Jesus Camp

 4 – Planet Terror

 5 – Hot Fuzz

 6 – Hostel, Chapitre 2

 7 – Joyeuses Funérailles

 8 – Zodiac

 9 – Alhpa Dog

 10 – Hot Rod

Meilleur mois au cinéma : Août

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