A la pointe de l’épée

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Richard Saint-Vière est un des meilleurs bretteurs de la Cité. Pris malgré lui dans un réseau d’intrigues initié par des membres de la noblesse, il va tenter de survivre en mettant à  profit ses compétences martiales et son intelligence.

J’aime le roman de cape et d’épée. J’ai déjà  parlé sur ce blog des Trois Mousquetaires, des romans de Pierre Pevel. Cela faisait quelques temps que je souhaitais me remettre sur un roman de ce genre. Comme souvent, c’est la couverture qui m’a fait me diriger vers ce livre. Je la trouve simplement superbe. Une rapide lecture de la quatrième de couverture m’a rapidement convaincu, et me voilà  donc plongé dans les aventures de Richard Saint-Vière.

Publié dans la collection « Fantasy » de chez Calmann-Levy, A la pointe de l’épée ne recèle aucun morceau fantastique, si ce n’est l’univers imaginaire dans lequel il est placé. L’univers s’inspire fortement de l’époque de la Renaissance. Le théâtre des intrigues est une cité coupée en deux, avec la Colline où résident les nobles, et les Bords-d’Eau où résident la pègre, les prostituées, les bretteurs.

Richard est un de ces derniers, un des meilleurs, et il vit avec Alec, un ancien étudiant légèrement auto-destructeur. Le passé des deux protagonistes n’est qu’esquissé, même si on devine, au fur et à  mesure, de profondes blessures. Des révélations importantes vis-à -vis de l’intrigue seront également faites vers la fin.

En plus de suivre l’histoire du côté de Saint-Vière le bretteur, on suit également les intrigues politiques menées au sein de la noblesse, avec des aristocrates prêts à  tout pour le pouvoir. Chaque personnage est dépeint très habilement, et on découvre assez rapidement des traits de caractères propres à  chacun. Là  encore, on ne s’attarde pas trop à  leur passé, mais à  leurs actes, leurs ambitions, leurs désirs.

A la pointe de l’épée est légèrement trompeur sur la marchandise. On est bien en face d’un roman de cape et d’épée, mais les intrigues, la psychologie des personnages, prend le pas sur l’action et l’aventure. Mais les personnages sont si bien dépeints qu’on rentre dans le roman très facilement, et on se prend d’affection pour eux. Même si l’intrigue générale devient confuse sur la fin, on a à  faire à  un roman complet, bouclé (toujours plus intéressant que d’attendre une quinzaine de tomes …). Certaines intrigues sont néanmoins incomplètes, et l’auteur a déjà  publié deux autres romans en version originales. A voir s’ils bénéficieront d’une traduction.

Vous aimez les personnages compliqués, les intrigues politiques, et les duels à  la rapière ? Je pense que vous pouvez craquer pour ce roman. Pas de super-héros, pas de sauvetage du monde face à  une grande méchante menace. Juste des personnages ambitieux prêts à  tout, d’autres qui tentent de survivre, et d’autres simplement de vivre.

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