Douze

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J’aime beaucoup lire des uchronies, principalement parce qu’elles me permettent de découvrir une époque, une histoire, avec une touche fantastique sans laquelle je ne me serais certainement jamais intéressé à  découvrir. La campagne de Russie de Napoléon, je ne l’ai jamais étudiée, que ce soit en collège ou au lycée. J’en connaissais quelques éléments, glanés à  droite à  gauche, mais je ne m’étais jamais penché sur la question.

Je suis un acheteur assez impulsif au niveau des bouquins, et il m’arrive assez souvent de craquer pour une couverture. Je tombe parfois sur des ratés, mais Douze n’en fait parti. Déjà , le titre m’a intrigué. Juste un chiffre, rien d’autre. Et puis l’histoire semblait intéressante, avec (selon la quatrième de couverture) une référence intéressante à  David Gemmel, dont le Lion de Macédoine qui fait partie de mes romans préférés. Je me suis donc laissé tenter.

Douze est l’histoire d’Alexeï Ivanovitch Danilov, le narrateur. Il est espion russe, et va tenter, au sein de groupe de quatre espions, de faire échouer l’avancée des troupes de Napoléon vers Moscou. Pour les aider, ils vont contacter les Opritchnikis, un groupe d’étrangers spécialisés dans la guérilla, et féroces au combat. Leurs méthodes vont commencer à  inquiéter le capitaine Danilov, qui va tenter d’en savoir plus sur leur véritable nature.

La touche fantastique du roman est assez « légère », même si, dès qu’elle se révèle, elle reste présente jusqu’à  la fin. Le plus important reste le cheminement d’Alexei, qui va passer d’une guerre ouverte de plaine, à  la guérilla au sein d’un Moscou en flammes, pour terminer par une chasse à  l’homme dans l’arrière-pays russe enneigé. Le dépaysement est total, et les sentiments du personnage principal omniprésents. On sent sa douleur de perdre des proches, de voir sa ville pillée, de se voir lui-même changer. La découverte de la nature des Opritchnikis est lente et savoureuse. L’évolution du groupe des espions également, et les amours de Danilov viennent se mêler ça.

Ce roman constitue la très bonne surprise de l’année, et j’attends avec impatience de découvrir les futures productions de Jasper Kent. Son objectif est de raconter le dix-neuvième siècle russe à  travers les yeux des membres de la famille Danilov, à  travers 5 romans traversant les périodes importantes de ce siècle, de la campagne de Napoléon en 1812 à  la mort du Tsar Nicolas II en 1917. Pour ce premier roman, il m’a véritablement plongé dans cette époque, et j’ai hâte de découvrir les autres tomes. Néanmoins, sachez que Douze se suffit à  lui-même.

Le roman est publié chez Bragelonne, en grand format donc, mais n’hésitez pas à  vous le procurer si l’époque vous intrigue et si vous appréciez les histoire de guerre, d’amour, d’horreur, où le fantastique s’insère sans prendre le dessus. Et si possible, évitez de lire la partie inférieure de la quatrième de couverture, vous n’apprécierez que mieux la lecture.

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