Urban Shadows, un monde de ténèbres

1.) Quoi que c’est ?

Urban Shadows est un jeu de rôle Powered by the Apocalypse par Andrew Medeiros et Mark Diaz Truman. Il s’agit ici de la version française publiée par 500 Nuances de Geek lors de la campagne de financement Apocalypse Wave.

2.) Vous en avez entendu parler où pour la première fois ?

J’ai entendu parler de la VO sur CasusNo, puis de la VF via la Caravelle et lors de le campagne.

3.) Achat compulsif, impulsif ou réfléchi ?

Un achat réfléchi. J’apprécie beaucoup la vague des jeux PBTA, et celui-ci avait plutôt bonne presse. De plus, le thème de l’Urban Fantasy m’attire, donc je voulais y jeter un oeil. C’est un des premiers jeux de la vague que j’ai coché dans mon panier (le second, World Wide Wrestling, a été honteusement rétrogradé après coup par un lobby anti-catch alors que le sondage d’origine avait validé sa place. Mériteraient une série de Running Powerslam ceux-là, tiens !)

4.) Vous pensiez trouver quoi ?

Un jeu PBTA de plus, avec une gestion poussée de Factions. Des actions pour tenir les joueurs en trop (dans le style de Monsterhearts) et une ambiance sombre et désespérée.

5.) Vous avez trouvé quoi ?

 

Un jeu bien épais pour commencer. C’est le plus gros du lot que j’ai reçu. Une belle qualité de papier, et une mise en page plutôt bien faite (à part cette propension à faire des orphelins et à ne pas laisser de blancs !).

Au niveau du jeu, c’est plus ouvert que ce à quoi je m’attendais. Il y a de nombreux types de personnages accessibles, pour commencer (10). Et ils sont tous intéressants et stimulants. Surtout, les auteurs ont bien rempli le livre de conseils et d’exemples, pour les livrets ainsi que pour les actions. Il s’agit sans doute du PBTA le plus garni à ce sujet que j’ai pu lire, et c’est vraiment une bonne idée. Cela clarifie pas mal l’utilisation de certaines actions et cela permet de voir comment le jeu est censé fonctionner.

Au niveau du jeu, les actions proposées sont assez classiques (Se tirer d’affaire, Cerner quelqu’un, Attaquer …) mais sont bien adaptées au système classique. Et on trouve surtout deux catégories d’actions très importantes.

Les Actions liées aux Faveurs mettent en lumière une ressource précieuse et centrale du jeu : les Faveurs. Les personnages des joueurs, dès le départ, vont devoir des Faveurs à d’autres personnages (joueurs ou pas) et pourront également en réclamer. En tant que joueur, vous allez réclamer des Faveurs pour faciliter vos œuvres, et vous devrez parfois agir pour quelqu’un à qui vous en devez. À moins de refuser ? Mais cela comporte de nombreux risques. Il s’agit d’un mécanisme très bien expliqué, qui focalise ainsi le style de jeu attendu et génère tout ce qu’il faut de tensions dans la narration.

Les Factions sont l’autre élément central. On en trouve 4 générales, qui permettent de regrouper les types de personnage sans forcément être un carcan (et il y a des dissensions et des conflits au sein des Factions) : Mortalité (les humains), Nocturnes (Garous, Vampires et Spectres), Éveillés (Oracles et Magiciens) et Indomptés (Fae et Démons). Deux points à relever sur les Factions. Le premier est l’action Mettre un nom sur un visage. Il s’agit d’une Action vraiment ingénieuse, qui permet aux joueurs de nommer et caractériser un PNJ qu’ils rencontrent, et que le MJ peut ensuite intégrer dans sa toile. Bien sûr, ce PNJ vient avec des Faveurs ! L’autre point est que pour progresser, les joueurs doivent entreprendre des Actions de Faction visant chacune des Factions. C’est ainsi qu’on obtient l’XP. Il faut se mêler à tout et de tout, et ne pas rester dans son coin. Malin !

Le livre se dévore, sachant que certains passages peuvent être zappés avant de revenir dessus au besoin (certains livrets, les conseils pour chaque livret …). C’est un des meilleurs PBTA que j’ai lu, alors que j’avais du mal à imaginer le jeu au départ (personnages si typés, objectifs différents, pas de mission claire, jeu politique de factions …). Mais à la lecture, avec la profusion d’exemples, cela est beaucoup plus clair. Mais surtout, cela donne envie de s’y plonger !

6.) Allez vous vous en servir ?

Oui.

Déjà, la lecture éclaire très bien certains éléments de jeu et est une excellente lecture. Mais surtout, c’est parti, je cherchais une mini-campagne à lancer, et ce sera du Urban Shadows. Direction sans doute Miami, ou Barcelone ou Rio. Du soleil, des plages et des emmerdes.

7.) En conseilleriez vous l’achat ?

Oui. Si on veut découvrir un jeu PBTA, celui-ci est particulièrement indiqué je trouve. Il s’agit d’un cadre de jeu large et intimidant, mais le système est particulièrement bien expliqué. Et l’ambiance est au rendez-vous.

C’était le produit d’appel de la campagne Apocalypse Wave, et je ne regrette pas d’y avoir succombé. Le produit en lui-même est beau. Les illustrations (dans un style noir & blanc bienvenu) sont toutes du même illustrateur, et permettent d’obtenir une belle cohérence dans l’ouvrage. Un peu plus réservé sur la couverture, par contre …

 

1 thought on “Urban Shadows, un monde de ténèbres

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