C’étaient mes Utopiales 2019

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Ce weekend ont eu lieu les Utopiales. Cet événement nantais est devenu un des éléments majeurs de mon année ludique. Un gros salon de jeu (je ne participe presque pas au reste des Utopiales), un public très varié, des rencontres passionnantes. Bref, j’aime les Utopiales.

Avant de revenir sur mon activité au pôle ludique, un petit mot sur le festival lui-même. L’affluence cette année semble avoir été record, et il était parfois difficile de se déplacer au rez-de-chaussée. Pour les conférences, c’était encore plus compliqué. Queues monstrueuses, accès limité avec ticket, je n’ai pu suivre qu’une seule conférence au final, celle sur l’Apprentissage par le jeu. D’autres m’intéressaient, mais soit je n’étais pas disponible, soit il n’y avait clairement plus de place.

Il va falloir remédier à cela pour la prochaine édition, car cela gâche un peu l’expérience. En tant qu’animateur, il est parfois difficile de se présenter 45 minutes avant une conférence pour espérer obtenir un ticket. J’aimais, les années précédentes, flâner de conférence en conférence. Je comprends la problématique, mais j’aimerai retrouver ça.

Sinon, je n’ai pas vraiment accroché aux expositions présentées cette année. J’avais l’impression d’avoir surtout de la promo sur des albums à sortir / sortis. Je n’ai pas trouvé d’expositions fortes comme les années précédentes.

Faire jouer

J’étais donc aux Utopiales pour faire jouer. Mes jeux en particulier, mais pas que.

Malheureusement, je n’ai pas pu faire jouer Escape from Dino Island. La faute à un trop grand nombre d’animateurs jeudi après-midi, et une faible demande pour des parties de 2h. À la place, j’arrive à caser une partie de Un Dernier Tour de Piste. 5 joueurs (dont moi), un joueur ayant déjà tâté du narratif / sans MJ, les autres en totale découverte. Nous partons sur une histoire de course d’aviateurs, entre les deux guerres mondiales, au milieu des buildings de Manhattan.

La partie a duré 40 minutes … avant que les joueurs ne décident de la prolonger en rajoutant quelques cartes. Un vrai plaisir, avec une histoire et des relations qui se forment petit à petit. La proximité des guerres a été jouée, les relations conflictuelles et d’amitié entre les personnages étaient très intéressantes. Une découverte pour les joueurs, qui ont apprécié.

Un Dernier Tour de Piste a été joué deux autres fois dans le weekend. Le jeu tourne vraiment bien et aborde bien les thèmes que je voulais : camaraderie, compétition et danger. La course elle-même et le danger pourraient être plus présents, et je vais voir à ajouter quelques cartes à ce sujet. Tout comme de nouveaux cadres (merci pour les idées, les gens !).

J’ai donc joué une course de cyclistes en plein Tokyo, avec une sacrée table : Eugénie Bidet (qui en parle sur son blog), Adrien Toulon (auteur de Ce qu’il nous reste) et Olivier/Orféo (c’est quand que ça sort, Dirty Little Town ?). Une partie avec beaucoup d’interactions, de questions, et dans lequel la championne s’est vite éclipsée pour nous laisser la place. Rancune, regrets, tensions et drames au programme. Génial.

Et en troisième apparition, une ambiance très différente avec un groupe de quatre jeunes amis. Qui ne font du JDR qu’aux Utopiales (pour l’instant) ! Direction Dubai pour une course illégale de voitures tunées en mode Fast & Furious. Des moments un peu fous, mais la compétition et la camaraderie ont été au cœur de l’expérience. Et ce groupe était vraiment heureux de découvrir ForTheDrama pour continuer à jouer à ce genre de jeu !

Le bilan est plus que positif pour Un Dernier Tour de Piste. Le jeu tourne très bien. Le format est excellent, et les cadres permettent déjà de bien typer le jeu. Mais surtout, les questions fonctionnent bien et amènent vraiment des scènes intéressantes et passionnantes. Le final différencié pour chaque joueur fonctionne bien également. Cela me donne envie de travailler encore plus mes autres idées autour de ce format.

Face au Fiasco

J’ai également fait jouer Face au Titan lors de ces Utopiales. Une partie avec un groupe de joueurs chevronnés sur le jeu narratif / sans MJ. Eugénie et Orféo étaient encore là (et Eugénie en parle), accompagnés de deux larrons dont j’ai malheureusement oublié le nom (mais ils se connaissaient bien). Nous avons joué avec Satria, le Chevalier des Éons. Ou plutôt le Héraut de Rouille, au vu de notre histoire.

Satria, par Roger Heal

Nosu étions la Jeune Compagnie, exilée de l’Ordre du Titan (pour certains du moins), et au prise avec un géant étendant la rouille sur le vivant. Et accompagné d’une troupe de musiciens étranges. Alors que nous n’étions que des adolescents. J’ai du mal à préciser l’ambiance de cette partie, mais il y avait parfois du Miyazaki là-dedans.

Une excellente partie malgré quelques cafouillages sur la temporalité de ce que nous racontons. Mais ce que j’ai retenu de tout ça, ce sont les conseils, justement pour améliorer cette transmission d’informations. Notamment de noter les scènes de Transition sur la feuille des motifs (merci Tolkraft !). Bref, une partie riche en enseignements, qui a validé certains de mes choix et m’aidera dans la finalisation des aides de jeu.

Et pour finir cette série, il me faut parler de Fiasco. Sans carambolage, le temps nous ayant manqué. Le carambolage était ailleurs en ce samedi soir, les Utopiales ayant vendu plus de billet que prévu ! Je proposais mes jeux « Descended from the Queen » pour accueillir des joueurs sans MJ. Et un groupe de 8 passa ainsi un excellent moment avec For the Queen ! Pas loin de 2 heures de jeu !

De mon côté, j’avais du mal à recruter. Un habitué de mes tables de convention, Talmo, était présent. Mais j’étais obligé de limiter à deux autres places pour le jeu afin de garder un rythme intéressant. Heureusement, un duo de joueurs nous rejoignit. Ils n’avaient pas idée de ce dans quoi ils mettaient les pieds : une débutante en JDR, et un joueur plus chevronné mais découvrant les jeux narratifs et sans MJ.

Home Invasion, « Ils ont un Plan »

Cadre choisi : Home Invasion. Résultat : une fuite en avant excellente et très Fiascoesque. Un père célibataire développeur web indépendant, sur le bord de la ruine. Sa fille adolescente, curieuse. Son copain adolescente, loubard du quartier et ayant aperçu des trucs louches. Chez qui ? Chez le quatrième personnage, un nouvel arrivant. Rapidement devenu associé du premier.

Au final, nous avons eu une consommation excessive d’eau en bouteille, des mensonges paternels, des chiots labradors étranges, des documentaires animaliers sur des prédateurs, un truc étrange dans le récupérateur d’eau, une morsure, un empoisonnement, et un emballement général. Un excellente Fiasco, et un cadre que je recommande !

La V2 a été utilisée pour tout le système de résolution, et ça fonctionne vraiment bien. C’est plus intuitif et plus rapide que la gestion avec les dés. Reste à passer tous les cadres au format cadre pour jouer full V2 (on a continué à utiliser les anciens cadres).

Juste joueur

J’ai donc fait jouer. Mais j’ai aussi juste joué. Une première depuis pas loin de deux ans !

Je me suis assit à la table de Benoit Felten, aka Sammael, pour découvrir son jeu Donjon & Cie. Notamment en compagnie de Julien Pouard (Les Voix d’Altaride, De Mauvais Rêves). Une belle découverte. L’univers mixant « monde de l’entreprise » et « envers du décor du donjon » fonctionne vraiment bien, et le système (basé sur Macchiato Monsters, un Donj’ simplifié avec une mécanique très ouverte) colle parfaitement à l’ambiance.

Donjon & Cie, couverture par Thierry Ségur

Nous avions pour mission de trouver un « client », tombé au fond d’une trappe, et de l’aider à sortir du donjon. Avec moult trésors. Et sans qu’il ne se doute de rien. Ce fut un succès. J’incarnais Marna, une gnomesse mystique prise en grippe par le Contremaître (notre supérieur, en gros). Mais une des rares du groupe à pouvoir communiquer avec le « client ». Client que nous effrayâmes, et qui prit ses cliques et ses claques pour retourner d’où il venait !

J’aime beaucoup le système, mais également les à-côtés « entreprise ». L’organigramme, la préparation de la mission, le côté absurde. Toute la partie de création en commun du cadre de jeu est vraiment bien pensée et efficace. Et comme The Office, c’est ma came, je vais suivre ça avec encore plus d’attention ! À venir prochainement chez John Doe !

Et si on discutait ?

J’arrive au bout de ce billet pour mentionner que les Utopiales, pour moi, deviennent également un espace de rencontres et de discussions. Avec un public varié, pour leur faire découvrir un autre JDR. Avec les autres animateurs et les copains des jeux de figurines. Et surtout avec les autres créateurs. Échange d’idées, retours sur nos créations, nos méthodes. Ces moments font des Utopiales un moment privilégie pour moi. Merci tout particulièrement à Globo, Talmo, Julien, Adrien, Eugénie, Olivier et tous ceux que j’ai oublié et avec qui j’ai discuté.

Cette année, j’ai aussi le privilège d’être interviewé. Et oui ! Talmo m’a fait le plaisir d’une petite interview sur mes créations pour l’émission Des Luds et des Plumes. À venir sur les ondes locales de la radio !

Et j’ai également pu rencontrer Damien Coltice de chez Black Book Editions, et parler quelques minutes avec lui de mon parcours de créateur et de mon rapport à Casus Belli. Ce sera bientôt disponible sur la Casus TV !

À ce propos, une petite anecdote. J’ai pu rencontrer Stephanie avec Damien, qui s’occupait de la prise de son et des lumières. Et quand j’ai mentionné « For the Queen », elle m’a demandé si j’avais ce jeu avec moi. Parce qu’elle a illustré une des reines, et qu’elle n’avait pas encore pu voir le jeu ! Ce n’était qu’une version DIY, malheureusement, et l’impression des couleurs n’était pas au top. Mais j’ai pu lui montrer ça !

PS : un énorme merci à Ludinantes et à toute l’équipe de l’accueil du Pôle ludique pour nous permettre de jouer !

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