J’ai lu, j’ai vu, j’ai entendu, j’ai joué #6

Voici ma revue de lecture/visionnage/écoute/jeu des quinze derniers jours.

On garde le format de la dernière fois, avec un coup de cœur en tête de liste.

N’hésitez pas à commenter mes retours, à me proposer des choses proches ou qui pourraient m’intéresser dans les commentaires !

♥ Life, par Keith Richards ♥

J’apprécie de temps en temps de lire des autobiographies de personnages « hors-normes ». Comme celles de Edge ou Mick Foley (des catcheurs), celle de Bruce Campbell, de Jon Roberts, de Arnold Schwarzenneger, d’Andre Agassi. Et quand j’ai vu celle-ci à la médiathèque, j’ai tenté le coup.

Donc, Keith Richards. Monument du rock. Membre fondateur de Rolling Stones. Et personnage iconoclaste reflétant de l’extérieur parfaitement l’adage « Sex, Drugs & Rock’n’roll ! ».

Et ce livre est une plongée dans sa vie. Que je ne connaissais pas. Et qui est passionnante. Notamment sa jeunesse, les années d’après-guerre, les débuts du groupe et ce succès rapide et fulgurant. L’homme est clivant mais passionnant. Sa relation avec les drogues, avec les femmes de sa vie, avec le groupe, avec la musique. Plonger dans ces tournées, ces séances studio avec les Rolling Stones, c’est une découverte. Comment certaines de ces chansons sont nées, comment le travail en studio est fondamentalement différent de celui sur scène. Et bien sûr, comment tous ces excès ont rythmé sa vie.

Keith Richards assume ce qu’il a fait, ce qu’il est. Et il ne se cache pas. Dans ce livre, il s’ouvre. Et c’est ça qu’on attend d’un tel livre.

Shameless, saison 2

Nous venons de terminer la saison 2 de Shameless, et il y a de grandes chances que je parle de la saison 3 bientôt. Parce que cette famille, nous l’aimons à la maison.

Shameless, c’est une série sur l’Amérique de tout en bas. Ceux qui doivent se démerder. Essaient de s’en sortir en flirtant avec la légalité. Ca se passe à Chicago, dans les « Quartiers Sud », quartiers pauvres de la ville. La famille Gallagher, ce sont six enfants allant de Fiona (20 ans) à Liam (un an environ au début de la série). Les parents ? Franck est un alcoolique/toxicomane jamais présent, et leur mère s’est barrée il y a plusieurs mois déjà. C’est la famille débrouille.

La série est trash (18+). Le sexe, la drogue, l’alcool et la violence font partie des thèmes abordés. Mais il y a aussi beaucoup de tendresse, d’amour dans cette famille. Et dans leurs amis. Parfois, ça va un peu loin, certes, et certains arcs narratifs sont un peu en trop. Reste qu’on déguste avec plaisir chaque épisode. On rit. Parfois on pleure presque. On s’émeut. Et on s’attache.

Drunk, par Thomas Vinterberg

Il faut savoir sortir de sa zone de confort. Comme regarder un film danois (une première). Un film de chronique de la vie ordinaire (très rare), plutôt qu’un film de genre. Et se laisser porter par un autre cinéma parfois. Donc, Drunk.

J’étais tombé par hasard sur le pitch de ce film, puis sur la bande annonce, et je me suis laissé tenter. Des professeurs de lycée décident de se mettre à boire pour tester une théorie selon laquelle l’homme a un déficit de 0.5 grammes d’alcool dans le sang.

Comédie ? Pas vraiment. On rit et sourit à certaines scènes, mais le film oscille souvent vers le drame humain. Parce que oui, cette consommation d’alcool va déborder, va avoir des effets plutôt négatifs. On s’en doutait.

J’ai beaucoup aimé ce film. Même s’il est difficile de juger sur quel pied il veut nous faire danser au final. Parce que plusieurs scènes ont résonné en moi. Parce que ces tranches de vie, cette façon de filmer, de faire avancer le récit, ça m’a beaucoup plu. Cette histoire d’amitié d’à peu près quarantenaires me touche beaucoup. C’était une belle histoire.

Nine Perfect Strangers

Le format mini-série est un format que j’apprécie (tout comme les saisons anthologie). Ca permet de ne pas s’engager et de ne pas se faire avoir par un cliffhanger de fin de saison. J’avais apprécié Big Little Lies du même créateur (avec déjà Nicole Kidman), et je me suis laissé tenter par ce Nine Perfect Strangers alléchant.

Neuf étrangers (bon, certains se connaissent entre eux car venant en famille) débarquent dans un centre de remise en forme énigmatique, dirigé par une non moins énigmatique gourou incarnée par Nicole Kidman. Chacun arrive avec ses névroses, ses craintes, ses problèmes. Et chacun va essayer de les résoudre (et bien sûr, on va avoir des surprises).

Alors, je suis mitigé sur l’ensemble. J’ai beaucoup aimé suivre certains de ces personnages. La famille Marconi, Frances et Toni, la relation entre Zoe et Lars. Les autres, beaucoup moins. Pour Ben et Jessica, c’est surtout qu’ils n’étaient impliqués avec personne d’autre. Pour les autres, j’ai trouvé ça « trop ». Les acteurs sont tous bons, et l’image est belle. Mais au final, pour l’intrigue générale, on est sur du « tout ça pour ça ». Les arcs personnels étaient bien plus intéressants. Et certaines « promesses » sont tombées à l’eau.

Unmatched, Combats de légendes

Moubourré par Rafpark, j’ai craqué sur Unmatched pour essayer de trouver un jeu de duel à jouer en famille, mais aussi à l’asso. Et bien m’en a pris !

Ce jeu propose des duels entre des personnages très différents (« Combattez à armes inégales ! » dis le livret de règles), avec figurines et système à base de cartes. C’est fluide, la mécanique est très simple à appréhender et à mettre en œuvre. Mais c’est également très tactique. Gestion de la main de cartes, déplacement, opportunités offertes à l’adversaire, bluff.

J’ai hâte de mieux maîtriser les personnages, de connaître leurs forces et faiblesses, et d’affronter d’autres joueurs dans des combats tactiques rapides mais passionnants. Des extensions existent, et je vais y jeter un œil. Des fan-decks existent aussi en nombre, et ce sera peut-être l’occasion de sortir des figurines de la pile à peindre ? Une belle découverte !

Ennemis – No One is Innocent

Après avoir fait tourner plusieurs de leurs précédents albums en boucle ces derniers mois (Utopia et Propaganda, un peu Frankenstein aussi), j’attendais Ennemis avec impatience. Alors ?

Pour l’instant, je reste moins emporté que par Propaganda. Mais j’ai l’impression que plus je l’écoute, plus je l’apprécie. L’écriture est toujours aussi incisive, et résonne (malheureusement) avec le quotidien. On ne fait pas dans le consensuel ici, et ça tape là où il faut. Forces du désordre, Humiliation, Les Hyènes de l’info. Des titres qui ne s’embarrassent pas d’emballage. Et c’est ça qu’on attend de ce groupe.

C’est un album qui envoie très fort. Qui est nécessaire. Et que j’espère pouvoir apprécier en live.

En cours …

Je poursuis Survivor parce que j’adore, c’est comme ça. Sans doute un bilan ici en fin de saison. Pareil pour Blacklist saison 2, qui arrive à ne pas me dégoûter ! L’équilibre Evil of the week et Fil rouge arrive à bien fonctionner. Pour CSI:Vegas, encore un ou deux épisodes et je ferai un retour. Et j’ai pas encore choisi ma prochaine lecture …

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