J’ai lu, j’ai vu, j’ai entendu, j’ai joué #7

Voici ma revue de lecture/visionnage/écoute/jeu des quinze derniers jours.

On garde le format habituel, avec le coup de cœur en tête de liste.

N’hésitez pas à commenter mes retours, à me proposer des choses proches ou qui pourraient m’intéresser dans les commentaires !

♥ Something is Killing the Children, par James Tynion IV et Werther Dell’edera ♥

Voici un comic book que j’ai découvert récemment. Ne suivant plus trop les actus sorties, je me lâche surtout lors de sorties en librairie, mais celles que je fréquente maintenant ont un rayon plus restreint. Bref. J’ai donc entendu parler de ce comics, et le pitch m’a alléché : il y aurait du Ca (Stephen King) dans ce comics, avec une petite ville isolée sous l’emprise d’un monstre.

Et donc, j’ai craqué sur les deux premiers tomes. Info : je regrette déjà de ne pas avoir pris le troisième tome d’emblée. Parce qu’on a là une histoire addictive, qui cache bien son jeu au départ, dévoile de plus en plus d’éléments sur l’univers qu’elle construit, mais n’oublie pas en cours de route ses personnages.

Parce que ce sont eux qui font l’histoire. Les principaux comme les secondaires. Les adultes et leur désarroi sont tout aussi intéressants que les enfants qui subissent les assauts du monstre. Un monstre redoutable, terrifiant et captivant. Le personnage principal de l’histoire, Erica Slaughter, est captivant et intriguant. Et toute la mythologie qui se bâtit donne envie d’en savoir plus. C’est du pain béni pour qui voudrait jouer du Monster of the Week.

C’est (pour l’instant) chez Urban Link (format couverture souple) mais ça va ressortir en version hardcover début 2022 (les raisons chez Urban).

Blacklist Saison 2

J’avais parlé de Blacklist dans une revue de trucs précédente, et j’ai poursuivi mon exploration de la saison 2 jusqu’à en voir le bout … et j’ai beaucoup apprécié !

Peut-être que la série a trouvé un meilleur rythme de croisière, que j’étais dans de bonnes dispositions ? J’ai aimé le fait que le status quo des personnages change régulièrement dans cette saison, que pas mal d’intrigues avancent rapidement. Certes, on est dans un schéma classique avec des répétitions de scènes, des incongruités sur le timing et la durée de certaines affaires, et certains personnages ne servent pas à grand chose (Navabi, Aram …).

Mais c’est un plaisir agréable, les méchants sont souvent très méchants (cette conspiration de ouf qui clôt la saison, avec ce complot à 10.000 couches !) et donnent des idées, les gentils sont gentils mais ont des soucis, et le personnage principal est une ordure qu’on apprécie. Bref, j’ai attaqué la saison 3 (qui rebat pas mal de cartes).

Les Tambours du Dieu Noir, par P. Djèlí Clark

Séduit par ce format Novella découvert aux Utopiales, j’ai donc jeté mon dévolu sur Les Tambours du Dieu Noir, de P. Djèlí Clark. Je n’ai pour l’instant lu que la première des nouvelles, ce livre en contenant deux.

Donc, une nouvelle d’environ 80 pages. Un format que je n’avais pas pratiqué depuis longtemps, et qui me convient parfaitement. Parce que l’histoire ne se perd pas en route et reste concentré sur son sujet. On est ici dans une uchronie qui ne se présente pas. Elle existe, on fait avec, et on en découvre certains aspects par petites touches, lors des dialogues et descriptions de la narratrice.

L’histoire nous envoie dans une Nouvelle-Orléans différente, port-libre où se mêlent Union, Confédération, Haïti et Iles Libres. Avec une menace qui se profile, et la recherche d’une arme dévastratrice. La narratrice est une enfant des rues, qui héberge en elle une déesse, Oya. Le langage est particulier, dépaysant (créole ou inspiré ?), notamment chez un des personnages secondaires. Déroutant mais tellement fort pour raconter. L’histoire est complète, et pourra peut-être amener à découvrir mieux cet univers, mais je ne sais même pas si c’est nécessaire. C’était très plaisant, et j’ai hâte de mieux découvrir l’auteur et sa plume.

L’Indic, n°45

J’ai récemment rencontré Emeric Cloche, de l’association Fondu au Noir, pour discuter notamment de jeu de rôle, et surtout de Brindlewood Bay. Mais aussi des scénarios qu’il a écrit et proposé en financement participatif (L’Arbre-Coeur, Le Vent sur la Frontière). Mais ce billet n’est pas là pour parler JDR.

Emeric m’a offert le dernier numéro de l’Indic, un trimestriel publié par l’association qui traite du polar, et propose des interviews, des chroniques, des avis de lecture et d’autres petites choses. Le polar est un genre que j’apprécie de plus en plus, mais dans lequel j’ai parfois du mal à me situer (vu la quantité d’œuvres sortant). Et je n’ai pas mes sources pour me renseigner dans cet univers (contrairement aux nombreux blogs où je peux trouver des retours sur des œuvres du domaine fantastique).

Et donc, j’ai plongé dans ces pages. Pour découvrir des auteurs, des romans qui ont déjà titillé mon envie. Les chroniques qui présentent une petite sélection de romans autour d’un thème (la figure du prêcheur, par exemple) sont vraiment intéressantes. Les interviews permettent de découvrir des auteurs, leurs parcours et leurs façons d’écrire. Et surtout, on a envie de découvrir plusieurs des romans évoqués dans ces pages. Il y a de grandes chances que je replonge dans le polar grâce à cet Indic !

L’Indic est disponible en abonnement et dans diverses librairies (surtout nantaises)

Swagger & Stroll down the Rabbit hole – Diablo Swing Orchestra

J’attendais depuis plusieurs mois la sortie de ce nouvel album de Diablo Swing Orchestra. Parce que leurs albums précédents tournent plus que fréquemment chez moi. J’aime ce mélange d’ambiances, ces voix, ce côté parfois métal mais très music-hall, ces chansons épiques mais intimes. Bref, j’aime beaucoup.

A tel point qu’un des Titans de Face au Titan est inspiré d’une de leurs chansons.

Je ne suis pas un bon critique musical, aussi je vais vous dire d’aller écouter ce groupe, cet album, qui commence doucement mais file rapidement, dès le 3e morceau, vers d’excellents morceaux. Dans un style plus groovy/swing que les précédents, j’ai l’impression. Et avec une identité forte, audacieuse, et reprise dans les clips déjà disponibles.

Jungle Cruise

Nous avons regardé en famille le dernier film de Dwayne Johnson, estampillé « Attraction Disney », et c’était un régal.

Le film propose une virée en Amazonie, pour y découvrir un arbre miraculeux, sorte de fontaine de jouvence. De l’aventure, du mystère, de l’humour et beaucoup d’action. Le mix est vraiment bien équilibré, et on sent le savoir-faire Disney derrière. Il y a une sensation de Pirates des Caraïbes, avec certains éléments du scénario, certains personnages et la présentation du récit lui-même. Et je ne pense que ce soit anodin vu la même origine du film.

J’ai particulièrement apprécié le rôle d’Emily Blunt, qui est vraiment le personnage principal du film et le moteur de l’aventure. Les rôles secondaires sont également bien campés, entre le méchant allemand, le propriétaire de bateaux, le gang de soldats/morts-vivants, les autochtones …

C’est un beau film, c’est trépidant, c’est familial (même s’il y a certains passages un peu « horrifiques », attention aux plus jeunes), et c’est rondement bien mené. C’est tout ce que j’attendais !

Fight Club, de David Fincher

Séquence nostalgie DVD. De temps en temps, je ressors mes vieux DVD (putain, 20 ans !) pour me refaire des films qui m’ont marqué à une époque. Fight Club est de ceux-là.

Que dire qui n’a pas encore été dit sur ce film ? C’est un plaisir de le revoir, déjà. De revoir certaines scènes sous un autre jour quand on connaît certains déroulements à venir. De revoir certains personnages iconiques du film, de redécouvrir le rythme de celui-ci.

Le propos a-t-il changé ? Pas vraiment, de mon point de vue. Le coup de pied au cul est toujours là. Est-il toujours légitime ? Je ne sais pas. Le monde a changé, mais pas tant que ça. Et le film a bien vieilli. Il n’est pas anachronique, même si une version « de nos jours » utiliserait certaines choses (les réseaux sociaux, au hasard ?) très différemment, ce qui changerait énormément l’histoire.

Mais c’était un plaisir de se replonger là-dedans. Même si j’aurais pas dû en parler…

Once & Future, par Kieron Gillen, Dan Mora et Tamra Bonvillain

Découvert par hasard dans les rayonnages de la médiathèque, j’ai vite fauché ce premier tome de comic parce qu’un nouveau comic book à la médiathèque, c’est rare ! Et parce que le pitch et le dessin me plaisaient.

Once & Future parle de notre époque. Des gens réveillent Arthur, avec pour but de rendre la Grande-Bretagne aux grands-bretons. D’un autre côté, une ancienne chasseuse de monstres va bousculer l’existence pépère du petit-fils qu’elle a élevé en lui révélant que les choses ne sont pas aussi « normales » qu’elles en on l’air. Bienvenue dans le business familial qui t’a été caché toutes ces années !

Ce comic-book est une excellente découverte ! C’est de l’inspiration en or pour Monster of the Week ! L’adversaire est original (Arthur) et la relecture des mythes est plutôt bien vue. L’équilibre entre l’action, les révélations et le drama familial (il y en a !) est plutôt bien dosé sur ce premier volume, et les révélations de chaque numéro (ce volume regroupe six numéros) sont bien dosées.

Niveau dessin, on est sur du top niveau à mon goût. C’est très dynamique, avec des lieux aux ambiances très marquées. Les personnages se reconnaissent immédiatement et sont charismatiques. C’est du super boulot.

Gros avantage : la série est terminée, conclue en trois volumes. Me reste plus qu’à pousser la médiathèque à prendre les deux restants !

Kingdomino

On termine cette revue par un jeu de société que j’ai ressorti pour jouer avec Alicia, 7 ans. J’avais découvert et beaucoup apprécié Kingdomino à sa sortie. Un jeu rapide, facile à expliquer et mettre en place, mais avec une belle profondeur et un goût de reviens-y. Puis d’autres jeux ont pris sa place.

Mais il est revenu un peu par hasard sur la table (ma fille a vu la boîte et a aimé le château). Et il n’a rien perdu de son efficacité.

Certes, je la guide dans certains choix (et ne pas faire le carré « parfait » la perturbe quand elle n’y arrive pas). Et je ne joue pas de manière optimale. Mais je prends plaisir à jouer contre elle, à construire nos petits royaumes en une quinzaine de minutes. Et de son côté, c’est un succès aussi. Et pour le comptage des points, elle travaille ses multiplications !

Si vous êtes joueur, et que vous n’avez jamais testé, allez-y, c’est une perle. Avec une gamme qui commence à sérieusement se développer (extensions, nouveaux modes de jeu, nouveaux jeux …). Mais au final, je ne suis pas sûr d’avoir besoin de plus que ce que contient cette petite boîte.

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