J’ai lu, j’ai vu, j’ai entendu, j’ai joué #13

Voici ma revue de lecture/visionnage/écoute/jeu des quinze derniers jours. On garde le format habituel, avec le coup de cœur en tête de liste.

N’hésitez pas à commenter mes retours, à me proposer des choses proches ou qui pourraient m’intéresser dans les commentaires !

♥ Peacemaker ♥

Peacemaker, c’est l’histoire d’un super-vilain qui pense être un super-héros, qui est forcé de bosser pour des gens du camp « du bien » en faisant « du mal », et qui va avoir une crise de conscience. En gros.

Peacemaker, c’est aussi (et surtout) une série TV qui prend la suite de la Suicide Squad de James Gunn. D’ailleurs, c’est une série écrite et produite (et en partie réalisée) par James Gunn. Son héros principal, c’est Christopher « Peacemaker » Smith. Un tueur super-entrainé qui cherche à faire triompher la paix par tous les moyens (et s’il faut tuer quelques femmes, enfants ou minorités au passage, deal with it !). Il va se faire embarquer dans une équipe de Black Ops pour une mission secrète, et je vais arrêter de spoiler.

Il reste un épisode à découvrir, mais c’est déjà un de mes gros coups de cœur de ce début 2022. Parce que la série assume sans complexe son univers barré, son côté gore et outrancier et sa place dans un univers de super-héros. Mais aussi parce que derrière ce vernis gore, il y a une humanité. Chez ces personnages embarqués dans une mission suicide. Et surtout chez Peacemaker. Alors qu’on pouvait le haïr suite à Suicide Squad, le retournement est magnifique ici. Et c’est en grande partie du à un scénario efficace, qui laisse de belles plages de « tranquilité » à ses personnages, mais aussi à John Cena, parfait dans le rôle et qui montre une belle facette de ses talents d’acteur.

Bref, j’ai hâte au dernier épisode. Mais en même temps, j’ai envie de poursuivre l’aventure avec eux. Et surtout, je veux continuer à entendre ce générique une fois par semaine.

Roy Cohn, l’avocat du diable, par Philippe Corbé

Coup de cœur à la médiathèque, j’ai récupéré cette biographie de Roy Cohn pour découvrir ce personnage fondateur de Trump (d’après le descriptif), qui m’était totalement inconnu. Et j’ai découvert bien plus.

Roy Cohn, c’est un juif de New York qui va se lancer dans le droit et le tordre pour arriver à ses fins. Et sa vie va le voir participer à une bonne partie de ce qui a fait les USA de la seconde partie du 20e siècle. La chasse aux communistes de McCarthy, la montée au pouvoir des Kennedy, Nixon, Reagan, les Mafia new-yorkaises, et bien sûr, en conclusion, le jeune Donald Trump.

Mais ce personnage de Roy Cohn, c’est aussi un personnage torturé, plein de contradictions. Très antipathique. Très rancunier. Ce livre m’a fait l’impression d’être une clé sur plus grand. L’influence de Cohn se ressent dans beaucoup d’éléments fondateurs de la politique des USA, et l’envie d’en savoir plus sur bon nombre de ces éléments. J’ai l’impression qu’il ne fait que survoler tous ces événements, sans forcément les décrypter. On est plus dans le récit d’une vie plus que dans l’analyse des faits. Et c’est le principal défaut de ce livre. Qui donne un peu le vertige.

Reacher, saison 1

Restons aux USA quelques instants avec Reacher, une série toute récente diffusée sur Amazon Prime. Une homme solitaire débarque dans un bled perdu de Géorgie. Cet homme, c’est Reacher. Ancien militaire, forces spéciales, enquêteur. Taillé comme un géant. On l’accuse de meurtre. Il n’est pas coupable, mais il va s’impliquer dans l’enquête (et péter des gueules).

Bon, clairement, j’ai découvert presque par erreur cette série. Je ne connais rien de Jack Reacher. Je n’ai pas lu les romans, pas vu les films avec Tom Cruise. Mais si vous commencez à me connaître, une série qui explore ces villes perdues des USA, ça me plaît. Et vu le pitch, je m’attendais à du Banshee.

Mais en fait, ce n’est pas le nouveau Banshee. La violence est là, mais beaucoup moindre. Il n’y a pas tous ces faux semblants et fausses identités. Il n’y a pas cette tension sexuelle permanente. A la place, on a une enquête, de l’humour, des rebondissements. Chaque épisode approfondit les personnages, donne envie d’en savoir plus, et la série s’avale aussi rapidement que cette fameuse tarte aux pêches. C’est loin d’être bas du front, et c’est agréable. Une excellente découverte.

The Department of Truth, Au bord du monde (tome 1)

Dans ce comics par James Tynion IV (au scénario) et Martin Simmonds (au dessin), on va explorer les théories du complot si présentes dans notre actualité. JFK, la Terre Plate, les Reptiliens …

L’histoire tourne autour d’une guerre secrète autour de la Vérité. Qui pourrait être suffisamment manipulée si on diffusait un message de manière convaincante. Et le Département de la Vérité, organe secret du gouvernement US, essaie d’empêcher ces bouleversements.

Servi par un graphisme particulier, organique et violent, ce comics propose une histoire assez renversante sur la manipulation, sur les théories complotistes, leurs acteurs et leurs impacts. C’est assez vertigineux comme histoire, et ce premier tome n’est que la pointe de l’iceberg. Certaines histoires sont dures et violentes (celle sur le school shooting …). Mais toutes s’inspirent de faits réels. Et c’est ce qui rend si passionnant ce comic. Il est assez difficile pour l’instant de juger de l’impact de cette histoire, mais je suis pris et j’attends la suite avec impatience.

Vigil

Mini-série de la BBC, dans un format appréciable de six épisodes, Vigil nous emmène dans un environnement particulier pour un crime : un sous-marin en activité.

Polar assez classique dans sa forme, avec son lot de faux semblants, de mensonges qui amènent à des fausses pistes, de rebondissements savamment distillés et de dramas personnels, Vigil me laisse tout de même une drôle d’impression finale. J’ai apprécié la série, mais j’ai l’impression d’un final légèrement au forceps, et qui m’a sorti de l’histoire. Le drama personnel de l’enquêtrice, trop lié à l’enquête. Et certains rebondissements un peu forcés. Le message final, très martial, me gêne un peu également.

Mais ces six épisodes forment un excellent polar. D’excellents acteurs (dont des têtes connues de Game of Thrones), une réalisation et des décors superbes, il n’y a pas qu’aux USA qu’on sait faire de bonnes productions.

Wreckfest

J’ai poncé et poncé Destruction Derby 2 sur ma Playstation. Et avant ça, j’avais fait tourner la démo du jeu pendant des heures (et je maîtrisais chaque aspect de Chalk Canyon). Tout ça pour dire que, les jeux de bagnoles qui se défoncent, je kiffe. J’ai mis les mains sur les Flat-out, sur DIRT Showdown… Mais je ne retrouvais pas forcément ce même plaisir.

Et puis j’ai mis la main sur Wreckfest. Alors, oui, la modélisation des crash va un peu loin. Parfois, la carcasse qui me sert de véhicule ne ressemble plus à rien et ne devrait plus rouler. Mais bordel ! Même sur mon PC de pas-compèt’, ça tourne, le décor vole dans tous les sens, les courses sont tendues, les crashs spectaculaires et le spectacle au rendez-vous.

Les défis sont nombreux, les types de courses variées. On peut conduire des bus, des fauteuils (!) et des moissonneuses batteuses ! On peut customiser ses voitures, et il y a pleins de circuits avec des croisements ! Bref, j’adore, j’y joue, je m’amuse.

Middlewest Tome 2

Je poursuis la lecture de ce comics de Skottie Young et Jorge Corona. Dans ce second tome, on en découvre plus sur le passé d’Abel, sur sa famille. On s’éloigne aussi des lieux déjà explorés pour découvrir de nouvelles contrées. Et on rebat les cartes avant le final.

J’ai moins apprécié ce tome. Peut-être parce qu’il introduit tellement de choses nouvelles (pour une série en trois tomes) que j’ai l’impression que pas mal d’entre elles vont être laissées sur le chemin. Il y avait déjà tellement de matière dans le premier. Le côté « C’est ton destin » de l’histoire m’a un peu sorti aussi du récit. Mais le final est intéressant. Le cliffhanger avec ces groupes de personnages reformés, rebattus, est bien pensé et permet de redonner l’envie de découvrir ce final.

Le Hobbit : Un Voyage Inattendu / La Désolation de Smaug

On finit cette revue par deux films vus (et revus pour l’un d’entre eux) en famille. Alicia était intriguée par ces DVD du Seigneur des Anneaux (les magnifiques versions longues qui ressemblent à des grimoires), mais je ne me voyais pas lui proposer tout de suite la saga. Par contre, le Hobbit …

De mémoire, j’avais vu le premier film au cinéma, et le second uniquement en DVD. Et bien … non ! Je n’avais vu que le premier. Et j’ai de nouveau apprécié me faire balader dans les contrées des Terres du Milieu. Une balade commentée, Alicia ayant de nombreuses questions. J’ai bien apprécié les deux films, mais clairement, j’aurai préféré qu’ils n’essaient pas forcément de se raccrocher aux films du Seigneur des Anneaux. Les points faibles, à mon goût, sont ces moments où l’histoire essaie de trop s’insérer dans un « Tolkien-verse » cinématographique.

Il y a un côté plus cartoon au film, avec les nains notamment. Mais c’est aussi ce côté plus léger que je recherchais, et que je me rappelais du livre. Donc, oui, la fuite en tonneaux est complètement WTF. Mais en fait, ça correspond à un des tons de l’histoire. J’ai par contre été très surpris du final du deuxième film. Je m’attendais à complètement autre chose. Et ce cliffhanger est vraiment surprenant (dans le bon sens du terme !).

Le dernier volet, que je n’ai jamais vu, sera pour la prochaine après-midi pluvieuse !

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