J’ai lu, j’ai vu, j’ai entendu, j’ai joué #15

Voici ma revue de lecture/visionnage/écoute/jeu des quinze derniers jours. On garde le format habituel, avec le coup de cœur en tête de liste (et ce coup-ci, quasiment tout pouvait y passer en coup de cœur !).

N’hésitez pas à commenter mes retours, à me proposer des choses proches ou qui pourraient m’intéresser dans les commentaires !

♥ Evil, saison 1 ♥

J’ai beaucoup aimé The Good Wife (ma fille s’appelle Alicia …). Et si je n’ai toujours pas attaqué son spin-off The Good Fight, j’ai été surpris de découvrir Michelle et Robert King (créateurs de deux précédents) à la création d’une série « fantastique ». Dans Evil, on suit Kristen, psychologue judiciaire, qui se retrouve à travailler pour l’église catholique avec David Acosta, prêtre en formation. Leur mission ? Evaluer si des personnes sont réellement possédées, si des miracles ont bien eu lieu, et si le malin est bien à l’oeuvre ou s’il s’agit juste d’actes humains.

Cela faisait longtemps qu’une oeuvre ne m’avait fait autant flipper.

Evil aborde le mal sous toutes ses formes. Et dans cette saison 1, il est dur de quantifier où se trouve la frontière entre l’homme et le diable. Si celui-ci existe (mais on dit qu’il s’agit de son meilleur coup, ça). La série entretient toujours le flou, entre la perception des personnages, la nôtre, les événements qui ont lieu mais sont difficiles à réellement … analyser. La réalisation est vraiment propre, et on retrouve ce savoir faire de The Good Wife, avec des jeux sur le découpage de l’histoire, sur les déplacements des personnages dans un lieu, sur le découpage des épisodes (jamais vraiment identique).

Au niveau interprétation, on retrouve avec plaisir Mike Colter (The Good Wife, déjà, mais surtout Luke Cage). Son rôle de prêtre en devenir, avec ses doutes et ses ambiguïtés, lui colle à merveille. Malgré sa carrure ! Et ce côté à contre-emploi de son aspect met en valeur son jeu. Ses partenaires Katja Herbers (Kristen) et Aasif Mandvi (Ben the Magnificent) ne sont pas en reste, même si je trouve le personnage de Ben en retrait, alors que les rares fois où la série creuse vraiment son personnage, c’est passionnant. En antagoniste, on retrouve Michael Emerson (Lost, Person of interest) dans un rôle dérangeant, tordu, qui rappelle les débuts d’un certain Benjamin Linus. En complément, on retrouve nombre d’acteurs qu’on retrouvait dans The Good Wife (comme Kurt Fuller !).

Bref, une excellente découverte sur 13 épisodes, avec une saison 2 déjà disponible. Une ambiance lourde, secrète, où le mal règne sans vraiment dévoiler son véritable visage. Cette frontière sans cesse changeante est vraiment le point fort du show. A voir comment elle sera gérée par la suite.

The Batman

Oui, j’ai été voir The Batman au cinéma. Et c’est, pour moi, la meilleure incarnation du Chevalier Noir sur grand écran. Ces 10 premières minutes étouffantes, brûlantes, représentent pour moi ce qu’est le Batman.

Pour le reste, une enquête, la pègre, des gadgets qu’on utilise (au lieu de les expliquer), une superbe Catwoman, et une plongée réussie dans Gotham. Je vous invite à lire l’avis de Comicsblog, qui reflète pas mal le mien. Et qui sera mieux rédigé.

Au niveau grosse claque, la bande originale du film m’a soufflé. Et j’ai pris plaisir à la réécouter depuis, plusieurs fois. Une vraie réussite.

Il reste à voir ce qu’il sera réalisé autour de ce nouvel univers partagé, avec les séries et autres films prévus. Peacemaker a su me démontrer qu’on pouvait faire quelque chose de vraiment fort en laissant les créatifs proposer leur vision. Et c’est ce que j’espère pour les superhéros au cinéma : des visions d’auteurs, plus qu’un gros univers partagé.

Elden Ring

Après le gros blockbuster cinéma, le gros blockbuster jeux vidéos. J’avais testé Dark Souls 2 il y a quelques mois. Et j’ai suivi l’actualité autour de Elden Ring, j’ai regardé les vidéos de la preview, et j’ai craqué. Un compteur à 15 heures de jeu pour l’instant m’indique que ça me plaît.

Je ne suis pas un foudre de guerre des combats techniques, et j’apprécie la liberté offerte ici de moduler son expérience, d’avoir de nombreux outils pour nous aider (ou pas). Et puis, j’aime cette approche de l’open world, qui ne nous abreuve pas d’informations. Peu d’informations, à nous d’en tirer ce que l’on souhaite : un défi ludique, une immersion dans un univers qui se raconte par ce qu’il montre, un jeu où l’on vit son histoire, plutôt que de s’en faire raconter une.

Chaque objet ramassé possède une histoire, chaque nouvelle zone apporte de nouvelles informations et sa propre petite histoire. On peut se faire surprendre par un piège, se faire attraper par une zone qu’on découvre alors qu’on avait prévu autre chose. C’est un excellent voyage.

Je n’ai toujours pas passé le premier « vrai » boss, mais j’en ai abattu plusieurs autres. Et j’ai l’envie d’y retourner, de découvrir de nouvelles choses.

Bonus : le jeu tourne correctement sur mon PC pas si récent, avec les graphismes en « low », mais même-là la magie opère et la direction artistique m’emporte.

Legendary Encounters : The X-Files

On termine cette revue par un jeu de société. Un jeu de deckbuilding réputé, que j’avais à cœur de tester, en grand fan de X-Files.

Dans Legendary Encounters : X-Files, on joue les agents du FBI qui vont devoir défaire la Conspiration tout en résolvant des affaires (en affrontant des créatures surnaturelles). Deckbuilding, on va donc partir d’un deck assez basique, qu’on va compléter en achetant des cartes. Disposant de deux ressources grâce à nos cartes, on pourra donc utiliser les étoiles pour recruter de nouvelles cartes, et les griffures pour s’attaquer à nos adversaires.

Le jeu utilise avec brio sa licence. Grâce à une ambiance graphique très proche de ce qu’on attend d’un X-Files et pleins de photos de la série. On joue trois saisons lors d’une partie, avec son lot de traîtres, d’informateurs secrets, de créatures infernales et de doutes. Les cartes qui arrivent en jeu arrivent dans « les Ombres », et avancent masquées. L’objectif est de les révéler assez tôt pour les anticiper, mais ce faisant on limite nos attaques. Et cela va de paire avec le marché de cartes, qui commencent masquées.

J’ai joué en solo et en groupe, et les deux fonctionnent vraiment bien. La mécanique du jeu est bien huilée et bien tendue, montant rapidement en pression. Elle est aussi réussie d’un point ambiance. Je n’ai pas encore joué l’ensemble des personnages, mais c’est intéressant de voir que la sélection des personnages de l’académie (le marché de cartes) va énormément influencer notre partie, et qu’on pourra donc grandement renouveler tout ça.

Maintenant que j’ai goûté à Legendary Encounters, je n’ai plus qu’une envie : mettre la main sur celui sur Buffy.

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