J’ai lu, j’ai vu, j’ai entendu, j’ai joué #17

Voici ma revue de lecture/visionnage/écoute/jeu du mois écoulé. On étend un peu la période suite à un manque de disponibilité dernièrement. On garde le format habituel, avec le coup de cœur en tête de liste.

N’hésitez pas à commenter mes retours, à me proposer des choses proches ou qui pourraient m’intéresser dans les commentaires !

Brooklyn Nine Nine (Saison Finale)

Brooklyn Nine-Nine est une comédie tirant sur l’absurde mettant en scène un commissariat de New York. C’est une série que je suis depuis ses débuts, et que j’apprécie énormément. Cette saison est la dernière, et elle est un peu particulière.

Après avoir frôlé plusieurs annulations, cette saison a été, dans sa préparation, fortement marquée par le Covid et par les mouvements anti-police et Black Lives Matter aux Etats-Unis. Nombre de ses acteurs se rangeant d’ailleurs du côté de ces mouvements. Des problématiques qui avaient déjà été abordées dans certains épisodes, la série sachant parfois quitter la comédie (ou pas) pour parler de sujets plus sérieux.

Cette saison finale commence alors que certains personnages ont quitté la brigade (mais continuent de tourner autour). Des changements ont eu lieu, et sur une dizaine d’épisodes, on va suivre ces évolutions des personnages. De nombreux arcs se terminent, on revoit d’anciennes têtes avec bonheur, les épisodes « rituels », qui reviennent chaque saison, sont de la partie. Et la série n’oublie pas de traiter de front les problèmes actuels. Avec plus ou moins de brio.

J’ai pris un très grand plaisir à suivre ces personnages, ces acteurs, cette bande de doux-dingues, et c’est un déchirement de voir la série se terminer. Mais elle a su le faire selon ses propres termes, et c’est toujours mieux comme ça.

Condor, saison 1

J’avais déjà mentionné Condor dans ces colonnes. J’ai poursuivi cette première saison (10 épisodes) pour voir où cela allait m’amener. Je suis revenu plusieurs années en arrière. Lors de ma découverte des séries modernes avec 24 et Jack Bauer. Des agences d’espionnage secrètes, des complots mondiaux aux ramifications cachées, des traîtres, d’autres traîtres, et un héros invincible. Mais qui prend (et perd) cher.

Alors, ce n’est pas désagréable, mais à l’origine je cherchais de l’espionnage plus terre à terre. Ici, tout est un peu « too much ». Que ce soit le plan, les Deus Ex Machina, la résistance du gentil et de la grande méchante. Cela donne une très bonne série d’action/espionnage. Avec son lot de rebondissements, de morts tragiques et de complots, donc. 10 épisodes, c’est suffisant, et gros bonus : la saison se conclut bien. Il y a une suite, mais je pense pas y aller : cette conclusion me suffit amplement.

Les Sept Morts d’Evelyn Hardcastle, de Stuart Turton

Voilà un étrange roman, qui mélange le whodunit classique d’un Agatha Christie avec une histoire à la « Un jour sans fin », via une unique journée vue plusieurs fois. Très bon page turner, le roman nous distille ses informations au fur et à mesure, et fait s’épaissir le mystère au fur et à mesure. 8 personnages distincts, 8 fois la même journée sous différents points de vue, et un meurtre à élucider.

L’ambiance froide de la noblesse désargentée est bien rendue, tout comme le caractère de chacun des hôtes du narrateur. Les rebondissements nous tiennent en haleine, et la construction du mystère, des croisements et des règles de l’univers fonctionne. Reste une conclusion … étrange ? Qui casse un peu le reste de l’histoire et manque d’impact avec tout ce qu’on a vécu. Mais l’ensemble était assez plaisant pour le vivre.

Once & Future, tome 3

Et voici le tome 3 de Once & Future, dont j’ai déjà parlé ici. Au programme : un combat contre les monstres issus des légendes britanniques, avec Merlin et Arthur en version « dark nécromants » comme antagonistes. Après avoir affronté Beowulf dans l’arc (et le tome) précédent, on assiste ici au dernier acte de l’affrontement.

Les légendes arthuriennes ont une nouvelle fois la part belle, avec les personnages jouant avec les symboles pour les faire s’incarner et basculer de leur côté. Les enjeux augmentent et de nouveaux protagonistes entrent dans la danse. Le rythme est trépidant, et le dessin est toujours aussi dynamique. Des alliances changent, des secrets se dévoilent, et un des camps sortira vainqueur.

Cette BD fonctionne toujours aussi bien, avec toujours cette excellente inspiration pour du Monster of the Week basé sur des légendes. Alors que je m’attendais à la conclusion de l’histoire (j’avais lu qu’il n’y avait que trois tomes), un nouvel arc se lance dans les ultimes planches, avec un gros changement de paradigme. A voir quand ça sortira, en espérant que ça ne tire pas trop sur la corde.

Captain Marvel

Ma fille aime Supergirl. Ma fille s’est déguisée en Supergirl. Ma fille veut voir un film Supergirl. Les autres superhéros ne l’intéressent pas. Surtout pas SpiderMan qu’elle déteste. Mais bon, il n’y a pas de film Supergirl (il y a bien une série, mais bon …). Bref, je me suis dit que Captain Marvel pourrait faire un bon palliatif. J’avais vu le film à sa sortie et l’avait plutôt apprécié.

Résultat : ma fille aime Captain Marvel et veut se déguiser en Captain Marvel !

Mais sinon, j’apprécie toujours autant le film à le revoir. Le fait d’avoir des méchants qui ne sont pas si méchants, des gentils pas si gentils, de voir une sorte d’origin story de Nick Fury, ça me plaît et ça sort du carcan habituel de Marvel. Et puis Captain Marvel a quand même une grande classe. Que ce soit dans ses intentions, son costume, son comportement.

Bon, maintenant, elle veut que je lui peigne une figurine Captain Marvel (alors que j’ai pas encore peint la figurine Supergirl).

Death or Glory, par Rick Remender et Bengal

J’ai craqué il y a quelques années sur le premier tome de Death or Glory, vendu par la magnifique couverture de Bengal et le nom de Rick Remender. Je m’attendais à un comics basé sur le monde de la course automobile, Fast & Furious like. Bon, y a des courses poursuites, mais au final c’est autre chose.

Glory, le personnage principal, vit à la marge de la société, au sein d’une famille faite de conducteurs de camions indépendants. Et quand Red, son père, tombe gravement malade, elle décide de la faire à l’envers à son ex-mari et de lui piquer l’argent de sa cargaison illégale. De la drogue, sans doute.

A partir de cette décision vont s’enchaîner des événements dramatiques, la plongée dans un monde de la pègre horrible, et une fuite en avant tragique. On est dans un spectacle de série B qui ne lésine pas sur les moyens. Les méchants sont très méchants et iconiques : Lucha Libre, SM barge, religieuses, véhicules tunnés, armes originales, rien n’est épargné. L’avantage du medium comics par rapport au cinéma : toute folie est permise.

Dans cette course en avant, on retient le besoin de liberté, les choix moraux qui impliquent les autres, et la folie des hommes. Deux tomes, une conclusion qui n’ouvre pas forcément sur autre chose, et de superbes courses-poursuites, Bengal maîtrisant les carrosseries à la perfection.

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