J’ai lu, j’ai vu, j’ai entendu, j’ai joué #18

Voici ma revue de lecture/visionnage/écoute/jeu du mois écoulé. On étend un peu la période suite à un manque de disponibilité dernièrement. On garde le format habituel, avec le coup de cœur en tête de liste.

N’hésitez pas à commenter mes retours, à me proposer des choses proches ou qui pourraient m’intéresser dans les comment

aires !

Les Bad Guys

Séance cinéma avec Alicia, 7 ans et demi. On part sur les Bad Guys, parce que l’affiche nous plaît et qu’elle voulait voir un dessin animé (les rares films disponibles n’étant pas trop de son âge). Aucune idée du contenu, pas vu la bande annonce, rien.

Et bien, ce fut une excellente découverte. On suit dans le film Monsieur Loup, qui est le Grand Méchant Loup de tous les contes. Et qui fait équipe avec Monsieur Serpent, Madame Tarentule, Monsieur Requin et Monsieur Piranha. Des méchants qui braquent des banques et font peur à toute la population. Et qui vont se faire attraper et essayer de devenir gentils. Une classique histoire de rédemption pour enfants, mêlée à un film de braquage.

Le scénario est assez classique quand on connaît les tropes, mais la mise en scène et l’animation dépotent. On est loin du classique « film en 3D » qu’on retrouve un peu trop souvent. Ici, j’avais l’impression de voir en images des planches issues de GTA, de Il faut flinguer Ramirez. C’est difficile à exprimer, mais c’est un ressenti particulier devant les scènes d’action qui m’a fait passer un excellent moment.

Bon, si le film fonctionne, il risque d’y avoir des suites, même si j’ai du mal à imaginer comment étirer le concept. Le film fonctionne bien sur son pitch, mais l’univers reste très borné. Une excellente découverte.

Billions Saison 6

Billions, c’est une série que je prends plaisir à retrouver à chaque saison. La saison 5 avait comme un air de chant du cygne, avec le départ d’un deux acteurs principaux. Alors, sans Axe, comment la série allait-elle tenir ?

Et bien, Michael Prince, son remplaçant, arrive à redonner un vent de fraîcheur. Aussi carnassier que son prédécesseur, il est plus policé, plus ambitieux aussi, et plus difficile à lire. Toujours face à lui, Chuck Rhoades, le procureur prêt à tout. On baigne dans le monde de la politique, de la justice et de la haute finance, mais Billions reste aussi et surtout une série d’affrontements, de coups fourrés, un jeu comme une partie d’échecs ou de billards à cinq bandes.

Alors, certains personnages et intrigues ronronnent un peu. Avec le départ d’Axe, on a un peu perdu de la folie des grandeurs, mais la réalisation et le jeu d’acteurs sont toujours au top. C’est du grand théâtre. Cette saison avance à une vitesse folle, certains événements qu’on penserait réfléchis pour le fil rouge de la saison s’évacuent en deux épisodes. Les intrigues s’enchaînent, les positions changent constamment. Tout ça pour bousculer le status quo en fin de saison, et annoncer une future saison qui pourrait être la dernière. J’aurai grand plaisir à retrouver le casting et à me plonger dans ces affaires qui me dépassent.

Appartement 816, Olivier Bordaçarre

Découvert via l’Indic de Fondu au Noir, ce court roman est une plongée dans la psyché (et le journal) d’un homme confiné. Comme nous l’avons tous été. Sauf qu’ici, le confinement est généralisé depuis plusieurs mois, contrôlé par drones, et l’homme en question est dans son appartement avec femme, ado et chien. Il écrit son journal partout. Sur les murs, les placards, sous les étagères. Et il partage son quotidien.

L’homme en question est énervé. Par ceux qui ne respectent pas les règles. Par ceux qui ne font pas confiance au gouvernement. Par son ado qui n’est qu’un connard. Par le chien qu’on n’a pas le droit de sortir. Par sa femme qu’il ne comprend plus. Un homme confiné en colère.

Le récit est celui d’un narrateur non fiable. On lit son journal. On découvre son existence, ses folies. Et sa colère. Un huis-clos avec un fou brillamment réussi, qui sait ne pas traîner en longueur. Déroutant, malaisant, puissant.

Huits Crimes Parfaits, de Peter Swanson

Roman policier à énigmes, huit crimes parfaits fonctionne presque comme un hommage. Tout commence par une liste de crimes parfaits, établis sur son blog par un libraire. Quelques années plus tard, une agente du FBI le consulte à propos de cette liste. Car des crimes y semblent liés. Quelqu’un s’inspire de cette liste, et semble vouloir rapprocher les victimes de notre libraire.

Roman policier efficace, cet ouvrage est un vrai page-turner où chaque chapitre apporte de nouvelles informations. On y lit le journal (à nouveau) du narrateur, qui n’est pas forcément très fiable (à nouveau !). C’est bourré de références et d’hommages, et si le final est légèrement décevant, il ravira les amateurs.

Safrane Chu, tome 1

J’ai adoré la série Chew. Et j’ai découvert un peu par hasard cette série spin-off qui met en scène la sœur du personnage de la série originale. John Layman, scénariste et co-créateur, est toujours de la partie, mais avec un nouvel illustrateur. Et bien, à ma grande surprise, la sauce fonctionne toujours !

On retrouve un rythme similaire à la série mère, avec ces coupures « flashbacks » qui interrompent le récit, ces démarrages d’épisodes un peu déconnectés. Le dessin est toujours aussi dans le ton, avec ces personnages aux formes absurdes qui donnent ce ton décalé à la série. Au niveau du scénario, grosse surprise : cela se passe avant la série principale, et on a même l’occasion de découvrir l’origine du duo de Tony et Colby et les premières heures de la terrible grippe aviaire. Qui plus est, on abandonne les enquêtes fédérales pour explorer le monde de la pègre, car Safrane Chu est une voleuse/arnaqueuse. Qui va se retrouver embarquée dans une affaire pas nette, avec des gens dangereux aux trousses.

Un excellent démarrage pour une série inattendue, qui me donne envie de replonger dans Chew.

Thor Ragnarok

Revisionnage de cet excellent Thor avec Alicia, qui veut découvrir un peu plus l’univers Marvel. Le film fait toujours autant mouche, par son humour, par l’humanité des personnages et la camaraderie qu’on y retrouve. C’est un film haut en couleurs, qui arrive malgré tout à se situer dans le MCU. Alicia a réussi à peu près à suivre (même s’il a fallu lui expliquer le concept de Hulk), et j’ai particulièrement apprécié toute la partie autour de Asgard. Un bon rafraîchissement avec de basculer sur Thor Love and Thunder dans quelques semaines.

Agatha Christie : Dix Petits Nègres

Mini-série récente de la BBC, cette adaptation du célèbre roman d’Agatha Christie est plutôt réussie. Elle réunit un formidable casting, arrive à parfaitement ressortir ce huis-clos terrible de l’île isolée, ainsi que la folie et la paranoia progressives qui s’emparent des personnages.

Cela reste cependant une adaptation très classique, qui ne propose rien d’autre qu’une mise en image de l’histoire du roman. Qui est assez bien gravée en moi, et qui ne m’a pas laissé de surprises mémorables. Reste

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.