J’ai lu, j’ai vu, j’ai entendu, j’ai joué #21

Voici ma revue de lecture/visionnage/écoute/jeu des 15 derniers jours. On garde le format habituel, avec le coup de cœur en tête de liste.

N’hésitez pas à commenter mes retours, à me proposer des choses proches ou qui pourraient m’intéresser dans les commentaires !

Die Tome 1, par Kieron Gillen et Stéphanie Hans

J’avais vu passer Die il y a plusieurs mois de cela. J’en avais entendu parler ici ou là, mais le pitch ne m’avait pas plus attiré que ça : des adolescents jouent à un JDR, sont projetés à l’intérieur et n’en ressortent que 2 ans plus tard. 20 ans plus tard, ils y retournent pour trouver leur ami qu’ils ont laissé derrière eux.

Alors, pourquoi finalement m’y intéresser ? Et bien, à cause du JDR récemment financé, et produit notamment par Grant Howitt. On m’a orienté dessus, j’ai décidé d’au moins y jeter un oeil, et la note d’intention, la présentation m’ont donné envie de m’intéresser au comics d’origine, ce que j’ai fait. Surtout qu’il était disponible à la médiathèque.

Die est un sacré voyage. On est dans une tragédie plus que dans une aventure épique. Les personnages sont devenus adultes, tentent tant bien que mal de vivre leurs vies, et se retrouvent plongés dans un univers fantastiques qui ne leur rappelle pas que bons souvenirs.

Cette plongée dans le monde d’Alea est particulière. Les personnages en savent plus que nous, mais en même temps ils découvrent un univers qui a continué de vivre sans eux, qui a connu des bouleversements. Et eux-mêmes ont changé. Ils ne sont plus les mêmes, se sont séparés, connaissent des difficultés personnelles.

C’est une sacrée claque que ce premier tome. Chaque volume arrive à poser de nouveaux jalons, sans trop nous inonder d’informations sur l’univers, sur ses règles, et en prenant le temps de se poser sur chaque personnage. Des personnages complexes, avec des classes de personnages originales, variées et sacrément inspirantes. Et puis, ce final est juste parfait. Comme une fin de saison cliffhanger.

Dans ce premier tome sont également publiés une série d’articles qui décrivent le processus de création de l’histoire, de l’univers. C’est passionnant. L’origine de chaque classe, son rapport au dé qui la représente est développé. Un apport non négligeable à la découverte de cette histoire.

A suivre (parce que oui, je ne vais pas m’arrêter à ce premier tome).

Barry, saison 1

Merci à Côme et à sa compote hebdomadaire tout d’abord pour m’avoir fait découvrir cette série, et donné envie de la regarder.

Barry, c’est une série HBO qui en est déjà à sa troisième saison. Ce sont des saisons courtes (8 épisodes, environ 30 minutes par épisode). Barry, c’est Bill Hader. Un tueur à gages. Qui ne va pas bien. Dépression, fatigue, autre. Il veut changer. Et lors d’un contrat à Los Angeles, il va découvrir le monde du théâtre dans un cours d’acteurs. Et il veut devenir acteur. Mais son passé s’accroche.

La série jongle à merveille entre l’absurde et la comédie, et la tragédie. Certains personnages semblent clairement pencher vers la comédie, mais la série pose un regard assez sincère sur eux et on s’y attache (NoHo Hank, Gene Cousineau). Et puis il y a Barry, et ses difficultés. Le cœur de la série. Qui amènent à des scènes de tension folles. A des conséquences à gérer. A une plongée où l’on a du mal à voir comment remonter.

J’ai hâte de retourner voir ces personnages. C’est une sacrée découverte et un gros coup de cœur.

Muse – Origin of Symmetry (XX Anniversary RemiXX)

J’adore Muse. J’attends chaque sortie d’un nouvel album avec impatience, et j’apprécie de les redécouvrir à chaque fois.

J’ai eu le bonheur de découvrir cette réédition anniversaire de Origin of Symmetry, remixée. Et quelle (re)claque ! Que des tubes. Feeling Good. Plug in Baby. Citizen Erased. Bien sûr Bliss ou encore New Born. Avec, pour certains, un retravail d’ambiance, de sons.

Cet album me renvoie des années en arrière, et ravit mes oreilles à chaque fois!

Bosch : Legacy, saison 1

J’ai adoré suivre la série Bosch. Je suis d’ailleurs très surpris de ne pas en retrouver trace sur le blog. Je ne parlais pas trop séries TV à l’époque ? De même, j’ai avalé à une période quantité de romans du Bosch-verse de Connelly, les appréciant pour les bons page-turner qu’ils sont (mais attention à l’overdose).

Donc, j’avais été surpris de l’annonce de ce Bosch: Legacy. Je m’attendais à une série « passage de flambeau » vers Maggie Bosch, la fille de. Mais en fait, cela reste encore et toujours une histoire autour de Harry Bosch. Une histoire à multiples faisceaux, qui voit un passé ressurgir et plusieurs enquêtes se mêler. La recette fonctionne toujours.

Reste qu’on se trouve sur une production inférieure à la série d’origine. Et ça se ressent. Moins de scènes d’extérieur, moins de figurants, on est souvent dans des scènes avec peu de personnages.

Le truc, c’est que ça fait moins ressortir Los Angeles, justement. Alors que c’était un acteur important de la série. Et puis, si les intrigues de Harry Bosch et de Honey Chandler se mêlent bien, celles de Maggie tombent légèrement à plat. On a l’impression de voir des scènes tirées de The Rookie. Et comme ces intrigues ne se mélangent pas avec les autres, ça fait un peu détaché.

Reste une bonne série polar, qui sait faire un peu de fan service avec des passages rapides de figures clés de la série originale, et qui sait ne pas traîner en longueur tout en prenant le temps nécessaire pour déployer ses intrigues.

La Défense Lincoln, saison 1

On reste dans l’univers de Connelly avec cette série qui met en scène un autre personnage récurrent : Mickey Haller, avocat pour la défense. Particularité : se déplace constamment en Lincoln Continental, en ayant fait son « bureau ».

Je connaissais plus ou moins le pitch et l’intrigue de la série, calquée sur le roman du même nom (que j’ai lu, dans ma frénésie de lecture du Bosch-verse, voir ci-dessus). Mais comme j’apprécie les dramas judiciaires, j’ai replongé. Avec plaisir, découvrant les quelques changements et renouant avec ces personnages.

Alors, il y a du Deus Ex Machina, il y a plusieurs intrigues qui se ficellent, du rebondissement de prétoires, des indices du dernier moment. C’est dans les tropes. Mais la série sait garder un bon rythme, relancer l’intrigue quand il le faut, et se conclure de manière efficace en laissant quelques fils rouges pour la suite.

Dommage que ça ne soit pas par les mêmes producteurs Bosch, avec des crossovers ^^.

Avengers : Infinity War

Toujours dans l’optique de se préparer pour le prochain Thor, je revisionne les films « nécessaires » pour bien comprendre le film (ils sont malins, chez Marvel/Disney!).

Alors, que dire de Infinity War ? Et bien, ça se laisse agréablement regarder. Thanos est un méchant vraiment bien campé, et je trouve que ses démonstrations de force sont presque de trop. Il n’a pas besoin d’être le meilleur combattant, d’être à la tête d’une armée infinie. Ses motivations, ses regrets sont ce qui font de lui un bon méchant. Pour tout dire, j’ai un peu lâché à la grosse bataille finale.

Alicia, de son côté, a beaucoup apprécié. Malgré la disparition de sa favorite Gamora, pour lequel une pause a été nécessaire. Des émotions, c’est ce qu’on demande à un film, non ?

La suite, ce sera en double visionnage au vu de la longueur de Endgame, et des nombreuses pauses pour expliquer qui seront nécessaires.

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