Lectures de Rôle #32 – #5StarJuly 5/6

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Suite à un tweet d’Epidiah Ravachol, j’ai décidé de me lancer dans un projet de vider un peu ma pile à lire en proposant mes courtes reviews habituels dans un #5StarJuly / #Juillet5Étoiles. Un jour, une review, 5 étoiles. Des jeux itch pour la plupart. Mais peut-être (sans doute) pas que des jeux. Ce sera en 6 parties, pour ne pas noyer les propositions dans des articles à rallonge. Avec une mise à jour des articles au jour le jour.

Après une petite pause de vacances éloignées des réseaux, me revoici pour conclure le mois !

Je vous laisse découvrir les précédents via les tags.

27 juillet – Dead Belt par A couple of Drakes

Voici un jeu dont la couverture et la proposition me faisaient envie depuis plusieurs semaines. J’ai enfin pris le temps de m’y plonger ! Dead Belt est un jeu qui se base sur le Carta SRD, dont j’ai déjà parlé dans ces lignes. L’idée est de représenter par un tapis de carte une zone à explorer, chaque carte retournée amenant de nouvelles péripéties par le biais de prompts à résoudre.

Là où les autres jeux que j’ai lu sur ce système restaient light, Dead Belt décide de proposer un jeu très complet, touffu. On y joue un explorateur du vide, qui va visiter un cimetière de vaisseaux spatiaux. Il va explorer des vaisseaux à la recherche de ressources pour éponger sa dette, et tout en évitant diverses menaces, comme des rencontres dangereuses, le manque d’oxygène, ceux à qui il doit de l’argent et bien d’autres surprises !

Le jeu est prévu pour jouer plusieurs sessions, en progressant, en améliorant son équipement, en faisant des rencontres qui vont revenir. Le côté endetté permet d’amener du jeu. Là où le jeu se veut plus touffu, c’est dans les options qu’il propose : création de personnages selon plusieurs profils, choix d’un vaisseau d’exploration, nombreux vaisseaux à visiter avec des plans tous très différents. C’est vaste, et on s’imagine très bien mener une petite campagne. Tous les système reposent sur du tirage de cartes (pas de système annexes à base de dés, bien vu !), et on gèrera ainsi les rencontres, les passages dans le vide (quand le vaisseau se brise en deux, par exemple). Il y a un petit côté stop ou encore avec la gestion du butin (car nos cales ne sont pas extensibles).

Un financement participatif est prévu bientôt pour enrichir encore le jeu, et proposer notamment du jeu à plusieurs. Cette version solo, en plus d’être magnifique, est déjà très complète et mérite le coup d’oeil !

Dead Belt est disponible sur itch.io

28 juillet – Our Haunt par Rae Nedjadi

Our Haunt est un jeu de rôle de la famille des Belonging Outside Belonging (aka les BOB). Des jeux sans meneurs, sans dés (No Dice No Masters) et dans lesquels la notion de communauté est souvent forte. Ici, Rae nous invite dans une maison hantée (Our Haunt, justement) où vivent des fantômes, que nous incarnons. Les vivants peuvent faire partie de l’histoire, en personnages secondaires, mais ils ne font pas forcément partie du casting récurrent.

Chaque joueur va choisir un fantôme, qu’il incarnera : le Chat (Prédateur, était-il humain ?), la Poupée (pourquoi est-elle dans un autre corps), l’Amant (qui aimait-il ?), le Sans-Visage, le Revenu (il a goûté à l’après) ou encore le Trahi (mort violemment). Chacun de ces archétypes va proposer des choix de création, qui vont déjà amener énormément de jeu avec des intrigues, des questions sans réponse (dont certaines qui le resteront à dessein), des PNJ … Il y a aussi des Manoeuvres propres à chaque livret, nécessitant la dépense d’un jeton (Forte) ou permettant d’en récolter (Vulnérable).

Et puis, chaque joueur va choisir une Pièce. Une pièce de cette maison dans laquelle son personnage se sent bien. Chaque pièce a une ambiance, des questions à poser aux autres, des éléments à utiliser, des thèmes à aborder. On y retrouvera le Grenier, le Jardin, l’Etude ou encore la Cave. Le choix de ce duo impactera forcément sur les thèmes abordés dans la partie, et Our Haunt est plus pensé pour du jeu sur plusieurs séances que pour du One-Shot, la phase de création me semblant assez importante.

Au niveau du système, c’est un BOB très bien expliqué. Le système commence à être mature et les différents jeux déjà sortis offrent de nombreuses pistes d’inspiration pour manipuler ce système. Les petits ajouts sont bienvenus, et j’ai particulièrement apprécié les Souvenirs (même si l’échelle à 15 est haute je trouve). Il s’agit de figer des souvenirs soit de la vie antérieure d’un Fantôme, soit de la vie actuelle de la communauté. Un souvenir doux-amer, ou un souvenir heureux.

Le jeu est un régal à lire et explique bien comment une partie se déroule, quels thèmes il aborde et comment les mettre en place. Ce n’est pas un jeu facile, parce qu’il aborde des thèmes durs, parfois violent (The Betrayed, notamment). Mais c’est un jeu qui, à la lecture, donne furieusement envie d’y jouer. Et qui plus est, l’ambiance graphique est un délice !

Our Haunt est disponible sur itch.io

29 juillet – The Slow Knife par Jack Harrison

Le Comte de Monte-Cristo a une place toute particulière dans mon cœur de lecteur. Et le thème de la vengeance est quelque chose que j’apprécie et que je cherche à jouer et faire jouer. Quand j’ai vu arriver The Slow Knife et son affiliation certaine avec cette œuvre, j’ai craqué.

The Slow Knife propose en effet de rejouer le Comte de Monte Cristo. Une victime (The Knife) est faussement accusée d’un crime, emprisonnée, puis arrive à s’échapper et à planifier une vengeance terrible sur ceux qui ont participé à sa chute, les Conspirateurs. Jeu sans meneur, on va y jouer les Conspirateurs, avec de temps en temps une scène lors de laquelle on interprètera The Knife. Le tout se base sur du Descended from the Queen. 4 paquets de questions, comme autant d’actes dans cette tragédie, avec une montée en tension et des événements entre chaque acte. On retrouve aisément dans cette structure et dans les questions le schéma du roman d’Alexandre Dumas. Les questions sont excellentes, forçant la narration et les dilemmes.

Le final est ouvert, chaque Conspirateur pouvant décider, lors de l’acte final, que son personnage abandonne. Des choix sont alors proposés pour un épilogue dont aucun Conspirateur ne sortira indemne, et encore moins grandi.

Le jeu propose un système de création collaborative de cadre de jeu, à base de nombreuses questions. De quoi déjà remplir une bonne demi-soirée. Pour les plus pressés, 3 cadres sont fournis et permettent de se lancer dans des ambiances différentes : ambiance Monte-Cristo, ambiance Station Spatiale, ambiance Cour féérique. Trois sacs de nœuds et de vipères.

Ces cadres sont brillamment écrits et proposés. Ils proposent des profils pour les protagonistes, avec toujours des questions posées aux joueurs. Il faudra choisir ces questions, et apporter des réponses. Du prétiré avec un apport des joueurs, pour construire rapidement une ébauche d’intrigue et se lancer dans une partie. Je conseille leur lecture aux créateurs de jeux DFTQ qui voudraient proposer des cadres à leurs jeux.

Je compte bien jouer à The Slow Knife prochainement, tant le thème et la manière de l’aborder me branchent.

The Slow Knife est disponible sur itch.io

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