J’ai lu, j’ai vu, j’ai entendu, j’ai joué #23

Voici ma revue de lecture/visionnage/écoute/jeu des 15 derniers jours. On garde le format habituel, avec le coup de cœur en tête de liste.

N’hésitez pas à commenter mes retours, à me proposer des choses proches ou qui pourraient m’intéresser dans les commentaires !

Better Call Saul, saison 6

Ça y est, c’est terminé. La préquelle de Breaking Bad mettant en scène le personnage de Saul Goodman est terminée. Il reste certes une poignée d’épisodes « épilogues », mais après avoir vu le premier, je me demande s’ils ne sont pas légèrement en dehors du cadre de Better Call Saul, justement. Ils m’ont plus l’air de servir de lien avec Breaking Bad. Bref.

Cette saison 6 finale, en deux parties, était celle où les arcs se terminent. Certes, on sait qui sera là pour Breaking Bad. On imagine facilement qui va disparaître. Maintenant, comment ces disparitions allaient-elles avoir lieu ? C’était là toute la question. Ces personnages allaient-ils se retirer, mourir, ou pire ?

Le duo de Kim et Jimmy tient l’ensemble de cette saison, même si les personnages secondaires restent fort importants. J’ai moins apprécié tout l’arc de Nacho/Mike, qui avait du mal à se raccrocher à l’intrigue générale je trouve. Par contre, j’ai adoré le jeu entre le duo Kim/Jimmy et Howard. Et ce final. Whoua !

Si l’on s’arrête avant l’épisode spécial « Gene », on a là une superbe fin de série. Qui clôt brillamment la majeure partie des arcs lancés les saisons précédentes, et replace le personnage principal à la place qu’il tiendra dans Breaking Bad. Vais-je revisionner Breaking Bad ensuite ? Aucune idée. Pas sûr. Mais pour l’instant, je trouve Better Call Saul bien meilleure que sa grande sœur.

Manesh, de Stefan Platteau

Après avoir lu Dévoreur, j’avais décidé de me lancer dans le Sentier des Astres. Manesh est le premier tome de cette trilogie, et je ne m’attendais à recevoir un tel volume. 450 pages, très denses, qui m’ont demandées quelques semaines de lecture (mon temps s’étant amenuisé).

On retrouve l’écriture très stylisée déjà remarquée dans Dévoreur dans ce volume, qui nous raconte deux histoires. Celle d’une expédition tout d’abord. Des soldats d’une guerre civile, partis vers le Nord pour une quête mystique, pour rencontrer un oracle. Et aussi celle de Manesh.

Manesh est un fils d’antique, des géants quasi divins qui parcourent le monde, rares après avoir terrassé lors d’une guerre passée. Manesh, recueilli par l’expédition, va raconter son histoire. Et on suivra donc sur deux lignes temporelles l’histoire du monde

Nos deux narrateurs ne sont pas fiables, et cela fait le sel du récit, notamment sur sa dernière partie. Mais la trame de l’histoire est peu riche en rebondissements, et fait surtout office d’introduction à l’univers. On découvre un monde magique, parcouru de tensions bien humaines mais aussi de l’influence d’êtres antiques et des astres. Le style de l’auteur nous emporte dans cet univers, parfois féérique et onirique, parfois naturel et beau, parfois dur et horrible. C’est dense, puissant et avec un vrai souffle épique. Je n’enchaînerai pas tout de suite sur les autres tomes, mais ils viennent clairement de rejoindre ma pile.

Le Flambeau

A ma grande surprise, j’avais découvert l’année dernière La Flamme, remake français de Burning Love, une série absurde reprenant les codes du Bachelor en mode … absurde. La Flamme reprenait une bonne partie de la structure de la première saison de Burning Love, tout en réussissant à y injecter un peu de l’univers de ses nouveaux créateurs.

Le Flambeau change complètement d’orientation en quittant l’univers des Téléréalités romantiques pour l’aventure à la Koh-Lanta/Survivor. Marc, de la Flamme, reste le personnage central et principal de la série. Il ne comprend toujours rien, et toujours aussi déconnecté de ce qu’il se passe vraiment. Et autour de lui, on va retrouver un mix de personnages déjà présents dans La Flamme, mais aussi de nouvelles têtes.

J’ai trouvé l’absurde du Flambeau moins percutant que La Flamme. Les personnages sont toujours aussi savoureux dans leurs défauts, dans leur bêtise, mais aussi parfois émouvant (jusqu’à un point où l’absurde revient). Les codes du jeu d’aventure sont respectés, et si j’étais déçu de ne pas retrouver Vincent Dedienne dans le rôle du présentateur, le nouveau venu Jérôme Commandeur remplit parfaitement son rôle. En tout cas, 9 épisodes avec du rire sur le canapé, c’est ce que j’attendais, et je l’ai obtenu.

Thor: Love & Thunder

Ayant grandement apprécié les aventures précédentes de Thor, ce dernier opus me faisait grandement envie. Alicia m’accompagnait après avoir enchaîné les films nécessaires pour bien cerner l’histoire. Alors, verdict ?

Et bien, j’ai passé un excellent moment, et comme pour Thor: Ragnarok, tout s’enchaîne extrêmement vite. On va d’un passage à l’autre rapidement, et on ne prend pas le temps de vraiment s’arrêter sur les éléments de l’intrigue. Mighty Thor, OmniCity, le nouveau Asgard ? C’est présenté presque trop rapidement, mais au final, on a comme information ce dont on a besoin.

L’histoire oscille beaucoup au niveau de son ton. Comédie ou Drame ? Certains passages virent parfois presque à l’absurde, à la déconnade, et puis bim on repasse sur un mode dramatique. C’est parfois déconcertant, et ça nuit un peu au personnage de Thor. Gorr est un méchant très charismatique, et c’est presque dommage qu’il ne soit pas plus développé. En tout cas, ça donne envie de découvrir le personnage dans le run de Jason Aaron.

Die, Tome 3

Je poursuis tranquillement la lecture de Die, par Kieron Gillen et Stéphanie Hans. Dans ce 3e et avant-dernier volet, les groupes sont séparés, et on va donc suivre des intrigues parallèles alors que chaque joueur pousse vers ses objectifs propres. Et un grand secret de l’univers va être révélé.

C’est toujours aussi imaginatif, et les personnages prennent toujours aussi cher. C’est violent, aucun n’est épargné, et tous continuent de se dévoiler. On sent cependant qu’on est dans un tome de transition, qui remet pas mal de choses à plat avant le grand final.

Le grand secret m’a un peu sorti de l’histoire, qui perd son côté intimiste des débuts. Mais le tour de force de Die, comme sur le tome 2, c’est d’avoir une belle construction en arcs qui fait que chaque tome raconte son histoire, et se termine par une conclusion qui ne donne qu’une envie : poursuivre l’aventure.

Dune Imperium

J’ai pu tester Dune Imperium au sein de l’association. J’en avais entendu le plus grand bien, et j’ai donc découvert ce jeu lors d’une partie à 3.

Deckbuilding, pose d’ouvriers et prise de majorité. Voilà les composantes du jeu. On essaie de conquérir de Dune, on prend des positions pour obtenir des ressources/actions, on achète des cartes pour améliorer notre tour de jeu, on place nos armées pour conquérir la planète.

Le jeu semble touffu de première abord, mais une fois en jeu, tout roule. L’iconographie est super claire, et les tours de jeu simples à prendre en main. Un vrai coup de chapeau sur le design, l’ergonomie et l’édition du jeu.

Les sensations de jeu sont très bonnes aussi, avec un besoin constant d’adapter ses plans aux actions des autres joueurs. Il faut être sur le qui-vive, ne pas être attentiste, et avoir des plans de secours. C’est hautement interactif, et c’est ce que j’aime dans un jeu de plateau. Une excellente découverte.

A venir …

Parce que j’ai pas mal de séries et lectures en cours ou à venir, attendez-vous bientôt à entendre parler ici de Black Bird, de Shameless, de For all mankind, de Stephen King, de Djinns et de bien d’autres choses !

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