#StarJuly 6/6 – De l’intérêt de parler des jeux

Voici un billet de conclusion pour le #5StarJuly que j’aurai mené plus ou moins régulièrement. J’ai donc chroniqué 23 jeux. L’objectif était d’en faire un par jour, mais un gros weekend hors de connexion plus une coupure internet ont limité cet objectif. Ayant annoncé 6 billets à l’origine, j’avais quand même avis d’apporter une conclusion à cette opération. D’où ce billet, d’humeur en quelque sorte.

Donc, parler de jeux. Je pourrais dire que ce que je fait correspond à des reviews, des tests. Mais non, il s’agit vraiment d’un léger retour de lecture, rien de plus. Je n’ai pas joué à la majeure partie des jeux que je chronique. Je ne jouerai pas à la majeure partie des jeux que je chronique. Parce que je n’ai pas le temps, pas les joueurs, pas forcément l’envie sur le moment.

Donner de la visibilité

Par contre, leur lecture m’enrichit. Parce qu’elle m’apporte des idées, d’autres façons de voir le JDR. Cela alimente mon imaginaire, mon game-design. Et c’est en cela que je suis reconnaissant à ces jeux d’exister, et donc que j’en parle. Parce que je sais très bien, en tant qu’auteur indépendant, que la visibilité des jeux est un des éléments les plus difficiles à obtenir.

Une maison d’édition établie peut sortir un jeu sans saveur, blindé d’illustrations tape-à-l’oeil, et accompagné d’une campagne de communication efficace. Le jeu sera visible, on en parlera (parce qu’il est visible, cercle vicieux) et au final le public du premier cercle, qui ne cherche pas forcément dans les méandres d’internet la nouvelle perle, ne connaîtra que ces jeux. La majeure partie de ces jeux ne sera pas mentionnée dans Casus Belli, hein ! Donc, pour moi, parler de jeux indépendants, c’est une façon de leur rendre ce qu’ils m’ont apporté.

Je n’ai aucune idée de l’impact de ce blog sur les jeux dont je parle. Je ne mesure pas vraiment l’audience. Ce n’est pas mon objectif. J’espère juste que des gens tombent sur ce blog pour une raison X ou Y, et découvrent la mention d’un jeu qui pourrait leur plaire, et y plongent. Leur donner de la visibilité. C’est aussi pour ça que je concentre mes retours sur le blog, pour favoriser le rebond. En cherchant des informations sur un jeu X, pourquoi ne pas faire découvrir le jeu Y ?

Une histoire d’ego et de rencontres

Quand je publie un retour sur un jeu, j’en informe généralement l’auteur. Cela a deux buts. Le premier, c’est que j’apprécie moi aussi de voir un de mes jeux mentionné quelque part. C’est un gros coup de dopamine comme on aime. Alors, je fais de même pour ces auteurs. Surtout que je publie ces reviews en français, et que ces jeux viennent généralement d’auteurs ne parlant pas la langue. Et puis, parfois, ça initie des discussions, des rencontres. J’ai pu rentrer en contact avec des auteurs par ce biais, échanger autour de jeux et autres. Ces rencontres, c’est aussi le sel de tout ça.

Il y a aussi sans doute une part égoïste et opportuniste à ces reviews. Ce n’est pas forcément volontaire au premier abord, mais je pense qu’il y a un peu de ça dans ma démarche. Parler de jeux sur mon blog, ça alimente le blog. Ca fait parler de moi. Des gens qui viennent sur le blog pour découvrir un jeu, pourrait découvrir d’autres jeux, dont les miens. Et donc, boule de neige, pourquoi pas parler des jeux que je crée ou traduis.

Je conçois ces billets de reviews pour moi d’abord. Parce que parler d’un jeu que je viens de le lire, auquel je ne jouerai sans doute pas, c’est aussi faire que cette lecture n’a pas servi à rien. Je reparcours parfois ces reviews, en relisant certaines, ressortant ces jeux pour les redécouvrir des mois plus tard. C’est une sorte d’archive que je tiens. C’est aussi pour montrer à tous que oui, parler d’un jeu rapidement, c’est possible. Que vous pouvez le faire pour n’importe quel jeu, peu importe sa taille, son succès, son éditeur.

Donc, 5 étoiles, c’est vous qui voyez. Par contre, parlez des jeux. Un commentaire, une review, ça a autrement plus d’impact qu’une simple note à mon avis.

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