J’ai lu, j’ai vu, j’ai entendu, j’ai joué #30

Voici ma revue de lecture/visionnage/écoute/jeu des 15 derniers jours. On garde le format habituel, avec le coup de cœur en tête de liste.

N’hésitez pas à commenter mes retours, à me proposer des choses proches ou qui pourraient m’intéresser dans les commentaires !

The Bear

Mini-série proposée par Showtime, The Bear est une série sur la cuisine. On y suit Carmy, jeune chef prometteur qui quitte les grandes cuisines new-yorkaises pour relancer le petit restaurant que son frère lui a légué à Chicago. Un restaurant avec son équipe déjà établie, rodée, ses dettes et quelques problèmes familiaux.

Chronique sociale, familiale, d’amitié, The Bear est une série sans grande intrigue géniale faite de rebondissements. C’est une série frénétique, de la frénésie qui règne dans cette cuisine, mais qui sait aussi et surtout proposer d’agréables moments calmes, de convivialité, d’amitié, d’humanité.

C’est prenant parce que ces personnages sont humains. Avec leurs failles, leurs espoirs, leurs craintes et surtout leur fraternité. Portée par une équipe d’acteurs excellents, une réalisation au plus près (et un superbe épisode plan-séquence), c’est la pépite de la rentrée 2022.

Blackwater 1 – La Crue, par Michael McDowell

Intrigué par les nombreux retours sur cette saga, j’ai décidé de me lancer dans Blackwater, paru récemment chez les Editions Monsieur Toussaint-Louverture.

Se déroulant au début du 20e siècle, ce premier tome raconte la famille Caskey, riches propriétaires de scierie à Perdido, ville au croisement de la Perdido et de la Blackwater dans l’Alabama. Tout commence lors d’une crue terrible qui recouvre toute la ville, et lors de laquelle une jeune femme est secourue. Elinor, c’est son nom, va rester à Perdido et s’intégrer à la famille Caskey.

Chronique familiale, ce premier tome pose néanmoins quelques pistes étranges, fantastiques, autour de ce personnage d’Elinor et de son influence sur les éléments.

Ce premier tome est plus une introduction à la famille Caskey et à Elinor. Même s’il termine sur un sacré cliffhanger, il manque un peu de tension et de véritables enjeux. Mais l’écriture fluide, les personnages bien écrits et le rythme de l’histoire font qu’on y plonge aisément. Et le tome 2 devrait rapidement trouver le chemin de mes mains.

Queen – Face it alone

J’écoute Stack, tranquillement. D’une oreille. Je me laisse embarquer par les anecdotes, et là, arrive cette chanson. Imprévue. Presque non annoncée. Et tout de suite, la voix. Les frissons. Qu’est-ce que c’est que ça ?

Une nouvelle chanson de Queen, exhumée de vieilles archives. Puissante, forte, émouvante.

Légèrement partagé, parce que j’aime que l’auteur/interprète reste mettre de ce qui est publié, pas fan des œuvres posthumes proposées par des tiers, me demandant pourquoi elle n’avait pas été publiée à l’époque, si le résultat qu’on entend aujourd’hui était vraiment la vision du groupe à l’époque, je ne résiste pourtant pas à l’émotion qui se dégage de ce morceau.

Fables – Volume 1

Urban Comics a récemment sorti un nouveau format : Urban Comics Nomad. Ce format propose des comics emblématiques de leur catalogue dans un format poche, à prix très réduit.

Possédant déjà la majeure partie des titres proposés lors de cette première vague, j’ai quand même profité de l’occasion pour découvrir Fables de Bill Willingham et Mark Buckingham. Dans cet univers, les personnages des contes de fée vivent à New-York, en exil depuis que l’Adversaire a conquis leurs royaumes. Ils vivent entre eux, dissimulant leurs identités réelles aux humains.

On va suivre principalement les aventures de Bigby, le Grand Méchant Loup. Devenu Shériff de Fableville et en charge de la sécurité, il va se retrouver mêlé à diverses affaires plus ou moins criminelles, et fera équipe avec Blanche Neige, responsable politique de Fableville.

Si j’aime beaucoup l’histoire racontée par Fables et ses nombreux protagonistes, j’ai un peu plus de mal avec le dessin. Trop « classique », mais parfois aussi trop brouillon dans les personnages, il n’arrive pas vraiment à me transporter. Reste que le tome 2 sera bientôt dans la liste de lecture.

Un dernier mot pour saluer la proposition d’Urban Comics. Le format Nomad est parfait pour de la lecture nomade, en transports en commun notamment. Ce n’est pas trop petit, et la qualité est là.

Camera Obscura, de François Theurel

Alors que la chaîne du Fossoyeur des films a rythmé nombreuses de mes pauses déjeuner pendant la période du Covid, j’ai découvert par hasard, à la médiathèque, cet ouvrage écrit par François Theurel, le fameux fossoyeur.

Dévoré en un weekend, ce livre « album » raconte le cinéma mystérieux. Sur pleins d’angles différents, en prenant appui sur une filmographie parfois underground, parfois grand public mais vue d’un œil mystérieux.

On y parle magie, plan, découpage, montage, mais aussi mythologie du cinéma, de ses créateurs jusqu’au terrible films maudits. Et on vogue entre la magie des films et la magie dans les films.

Ces variations dans les sujets rendent la lecture très fluide, et on a surtout une envie après avoir découvert cet ouvrage (comme avec la série de vidéos du fossoyeur) : voir ou revoir ces films.

Heat

Après l’avoir testé au FLIP cet été, j’avais noté HEAT dans ma liste de jeux à surveiller. Et maintenant qu’il est ressorti et disponible à l’association, j’ai enfin pu y regoûter.

HEAT est un jeu de course, qui repose sur des mécaniques de cartes. On dispose d’une main de cartes (Vitesse, généralement) nous permettant de nous déplacer, mais en prenant des risques et en allant à la faute, on va glisser de plus en plus de cartes « HEAT » dans notre deck. Il faudra trouver les bons moments pour le refroidir, cela nécessitant généralement de ralentir (et de laisser partir les autres). Dépassements, aspirations, prises de risque et virages serrés sont au menu.

HEAT est pour moi une réussite. Dans son mode de base, il propose déjà d’excellentes sensations, et la course est vivante. Il est rare qu’un joueur se détache vraiment, qu’un autre soit totalement largué. Les places évoluent constamment et des mécanismes permettent justement ça. La gestion des cartes HEAT est primordiale, et il faudra bien gérer la dépense de HEAT (qui permet généralement de progresser plus vite) et le refroidissement (pour bénéficier d’une main de cartes plus saine et de cartes HEAT à dépenser).

Au niveau matériel, c’est vraiment agréable. Les plateaux sont vivants, variés (4 dans la boîte de base), l’ensemble est magnifiquement illustré. On est dans du jeu très bien produit. Et puis le jeu propose directement des modules avancés. Un mode avec des IA, super simple à mettre en place et à jouer, et qui permet de jouer avec plusieurs véhicules sur la piste. Tout seul face aux IA, ou juste pour avoir un peu plus de monde. Des modules de « Saison » (pour jouer plusieurs grands prix), de météo et d’amélioration de véhicule sont également présents.

C’est, comme souvent chez Days of Wonder, un jeu familial (+) sur un thème facile à aborder, avec une grosse qualité de production. Et c’est, je crois, un des cartons de fin d’année.

The Office – Saison 3

Et voilà, après avoir avalé la saison 2, j’ai avalé la saison 3 de The Office.

Une saison assez différente, avec un début dans deux endroits différents, Jim étant parti dans une autre branche. Où l’on va rencontrer de nouveaux personnages, principalement Karen Fillipelli et Andy Bernard. Ce dernier étant un Dwight plus forcé, plus mesquin, avec qui j’avais eu du mal et avec qui j’ai encore eu du mal.

Et toute cette situation sera chamboulée par des remaniements d’effectif, par des mouvements de personnel, et par des relations qui s’établiront et se détruiront.

The Office est une comédie qui sait parfois être romantique. Et cette saison en est la parfaite incarnation avec notamment ce dernier épisode et son final vraiment touchant.

Humain toujours, cringe souvent, drôle constamment, c’est ma petite série feel good que je revisionne avec plaisir.

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