Le Repaire de Gulix

Graveyard Shift

Chaque soir, dans le vieux cimetière de l’université, le chemin de cinq travailleurs de nuit se croise : un barman, une conductrice de véhicule de covoiturage, une réceptionniste d’hôtel, le gardien de l’église délabrée qui se dresse au-dessus d’eux, et la rédactrice en chef du journal de l’université, toujours en quête d’un sujet d’article. Par une sombre nuit d’octobre, ils découvrent dans le cimetière de l’église désaffectée un nouveau trou. Une tombe fraîche et ouverte là où il ne devrait pas y en avoir. Qui l’a creusée, et pour qui ?

Graveyard Shift, de M.L. Rio, a attiré mon regard par sa couverture étrange, son format court et son pitch qui a convoqué en moi des images d'enquête pas normale.

Graveyard Shift

Graveyard Shift nous emmène dans une nuit étrange, avec des oiseaux de nuit dont le seul point commun est ce lieu de rencontre, ce vieux cimetière au coeur d'une Université. Heure par heure, en allant du point de vue d'un personnage à un autre, on va vivre cette nuit peu ordinaire qui tourne autour d'un étrange trou dans le sol du cimetière.

L'étrange est là, au coin de l'oeil, mais c'est à une affaire plutôt humaine, légèrement tragique, mais qui va surtout permettre de découvrir ces personnages qu'on a à faire. Rien d'extravagant, pas de bouleversement. C'est une chronique nocturne et humaine. Un peu flippante par moments, réjouissante parfois.

L'histoire se suffit à elle-même, et sait se terminer avant de trop tirer en longueur. Cela ferait un excellent scénario de film indé, ou de mini-série. Pas exceptionnelle, pas bouleversante, mais de bonne facture.