Les Vagabonds, vampires of the 70s
Les Vagabonds est un roman de Richard Lange, que j'avais chopé aux Utopiales un peu par hasard, faisant la queue pour une dédicace, attiré par la couverture et le pitch.
Des vampires aux USA. Les années 70. Deux frères vampires en mode road trip.
C'est un peu ça, mais le pitch est trompeur. Ce sont surtout trois groupes qui vont se téléscoper, suite à une étincelle qui prendra la forme d'une femme ressemblant trait pour trait à l'ancien amour d'un des personnages principaux, Jesse, Vagabond de son état.

Les Vagabonds sont des vampires. Immortels, pouvant être blessés mais régénérant, brûlant au soleil, et ayant besoin de sang frais régulier. On va donc suivre Jesse et son frère Edgar, un père cherchant le meurtrier de son fils, et un gang de motards vagabonds eux aussi. On alterne les points de vue, écrits chacun avec un style différent : à la première personne, à la troisième personne, de manière omnisciente, ou via un journal intime.
Les années 70s servent de toile de fond, mais ne vont pas beaucoup plus loin. Le côté vampire n'est pas forcément très poussé non plus, et hormis la violence des affrontements (les personnages se font déchiqueter avant de régénérer), on est loin de l'aspect charnel qu'on retrouve généralement associé au vampire. Cela reste sage.
L'histoire n'est pas déplaisante, l'univers et ses règles fonctionnent, mais... il manque quelque chose pour en faire une excellente lecture.