Snapshot, un thriller expéditif
Snapshot est un comics de Andy Diggle (au scénario) et Jock (au dessin). Un duo qui avait déjà officié sur The Losers. Ici, c'est un one-shot. Pas de suite prévue, juste une histoire resserrée, en noir et blanc, sur fond de techno-thriller.
Le pitch de départ ? Jake travaille dans un comics shop de San Francisco. Un matin, en traversant un parc, il trouve un téléphone portable. Dessus, quasi-rien. Si ce n'est quelques photos. D'un homme mort. D'un cadavre. Le début des emmerdes.

Dans Snapshot, tout s'enchaîne très vite. Il y a, dans ce one-shot, 4 parties. Qui chacune vont aggraver la situation de Jake, l'emmenant encore plus profond dans une situation qui le dépasse très clairement.
L'histoire abuse par moments du côté "coup de chance" du protagoniste. Il a clairement un gilet pare-balles de protection du personnage principal. Pour quelqu'un qui n'a jamais manipulé d'armes à feu, il participe (parfois activement) à de trop nombreuses fusillades. C'est dans les canons du genre, et l'histoire aurait fait un film d'action-thriller punchy pas désagréable.
Au niveau des dessins, c'est du noir et blanc très dynamique. Les angles de vue sont très cinématographiques, le gauffrier 9 cases classique du comics est explosé dès les premières pages. Jock arrive à suivre le rythme effrénée de l'histoire. Parfois au détriment de la lisibilité (sur certains personnages secondaires, sur les courses poursuites où les véhicules manquent de démarcation entre eux).
Si vous ne cherchez pas la petite bête dans les histoires, que vous voulez une histoire échevelée, pleine d'actions et de rebondissements, à base de conspiration mondiale, Snapshot pourrait vous plaire.