Transformers - Relecture moderne mais brouillonne
Porté par la grande qualité de la série ongoing des Tortues Ninjas, et par les récentes sorties de Daniel Warren Johnson que j'avais lues (Murder Falcon, Do a Powerbomb), et voyant le tome 1 des Transformers par ce même DWJ en librairie, je me suis laissé tenter par l'aventure.

Ce premier tome décrit non pas l'arrivée des Autobots et des Decepticons (les gentils et les méchants de l'histoire) sur Terre, mais leur réveil. Car les deux camps ont débarqué sur Terre il y a longtemps, et sont endormis. Mais ils vont être réveillés, et leur guerre va se poursuivre.
Ce premier tome met notamment en scène un duo de jeunes adultes, Spike et Carly, qui vont faire la connaissance des Autobots et d'Optimus Prime, tout en subissant frontalement l'attaque et la violence des Decepticons. Ce premier tome jongle bien entre le côté humain et le côté guerre de robots géants. Les robots sont bien identifiables, et on a le droit à quelques grosses scènes magnifiques. Notamment une charge d'Optimus vraiment dévastratrice.

Malheureusement, l'équilibre que j'avais apprécié sur ce premier tome s'estompe sur le second et le troisième. L'histoire change de focus trop souvent, entre le passé et le présent, entre la Terre (à plusieurs endroits) et Cyberton, et la guerre Autobots/Decepticons prend trop de place. Bagarre. Bagarre. Bagarre. Il y a quelques respirations (le personnage de Beach Comber), mais trop peu.
La multiplication des personnages robotiques, la ressemblance de leurs noms, et l'action incessante font que certaines deviennent difficiles à lire, que les enjeux, les conflits (les Decepticons ont un gros souvis de conflits internes, presqu'autant que le Parti Socialiste) sont brouillons.
Et Spike et Carly ont une présence très limitée. Trop limitée pour ce que je cherchais. A savoir pas qu'une série de bagarres entre robots géants, mais aussi un aspect humain, mieux voir comment le monde réagit à cette présence. J'en attendais sans doute trop.
