Le Repaire de Gulix

Disclosure Day, un thriller lambda

Disclosure Day, c'est le dernier film de Steven Spielberg en date. Spielberg qui est sans doute un des cinéastes les plus présents dans mon top cinématographique (Indiana Jones, Les Dents de la Mer, Jurassic Park...). Un film autour de l'existence des extra-terrestres. Un film pour lequel j'ai décidé de faire une sorte de black-out en apprenant sa sortie : pas de pitch, pas de bande annonce, pas de reviews, rien.

Disclosure Day

J'y suis donc allé en mode totale découverte. Et j'ai été surpris du résultat. Je ne m'attendais pas à ce genre d'histoire.

Pour déflorer un peu, on suit le parcours de Daniel et Margaret. Le premier est un ingénieur spécialisé dans la sécurité informatique, qui a volé des informations top secret et cherche à échapper à son employeur (Wardex, une méchante firme de méchants). La seconde est une journaliste météo qui se retrouve d'un coup à pouvoir lire dans les gens et tout connaître d'eux. Et qui va chercher à retrouver Daniel. Les deux étants, en quelque sorte, guidés par l'énigmatique Hugo, qui veut les aider à révéler la vérité : les Extra-Terrestres existent.

Le tout alors que le monde est en train de sombrer dans une crise internationale.

Alors. La firme de méchants très méchants forme le point noir du film. Parce qu'ils ne sont pas très crédibles. Ils sont sensés être au-dessus de tout, mais sont surtout de grands incompétents. Seul le chef surnage un peu, notamment dans les scènes où il manipule des personnages à distance (sans doute la scène du film, quand il manipule Jane). Mais ils ne voient rien, veulent tuer Daniel mais ne l'égratignent qu'à peine même à quelques mètres. Bref, on ne sent pas de danger de ce point de vue.

Et puis, si le final du film est réussi (la révélation), elle a réussi à m'emporter émotionnellement. Mais... j'aurais aimé plus. Quelle était cette crise en arrière-plan ? Comment cette révélation finale change-t-elle l'humanité ? La fin était abrupte. Trop.

Le film est efficace. Classique. Il manque d'envergure, d'enjeux, d'émotions pour venir dans le premier tiers de la filmographie de Spielberg.