Jurassic Park, de Michael Crichton
Avant Steven Spielberg, le Parc Jurassique était apparu sous la plume de Michael Crichton, auteur à succès ayant été maintes fois adapté.
Au détour d'une boîte à livre, je tombe sur ce livre de poche, une vieillerie avec le début du texte du roman sur la couverture. Un classique de l'époque. Grand fan du film, qui demeure pour moi un de meilleurs films de l'univers (je le savoure à chaque fois que je le revois), ma première expérience en salle, qu'en est-il du roman à l'origine ?

L'intrigue générale ainsi que les personnages centraux de l'histoire se retrouvent dans ce roman : Alan Grant, Ellie Sattler, Ian Malcolm, John Hammond, Tim et Lex, ils sont tous là. Peu ou prou dans la même version. Mais... les enfants changent beaucoup (Tim est fan de dino ET d'ordinateurs, et c'est lui le plus âgé). John Hammond n'est pas sympathique. Du tout. Ian Malcolm est bien plus cynique dans le roman que dans le film.
Au niveau de l'histoire, on commence par une grosse introduction qui n'intègre que peu les personnages. On commence au Costa-Rica, avec des personnages qu'on ne reverra (presque) pas, et ce qui semble être une incursion de petits dinosaures, venus de l'île au large. On n'est pas loin du roman d'horreur à ce moment-là. Ce qui se passe est énigmatique, assez terrifiant, et les personnages sont démunis.
Puis on commence à regrouper le casting des personnages principaux. Qui débarquent dans un parc bien moins flashy que celui du film. Celui du roman n'est pas prêt, loin de là, et il manque encore pas mal de choses. Et puis, des choses se sont passées.
Le déroulement, ensuite, va en partie reprendre le déroulement du film : visite des labos, tournée dans le parc, tempête et coupure du jus, T-Rex, fuites, Vélociraptor, remettre le jus, des morts, décollage.
Mon avis est plutôt très bon. Même en connaissant le déroulé global, en s'attendant à certaines scènes, j'ai dévoré le bouquin. Un vrai page turner. Les scènes s'enchaînent, il n'y a pas beaucoup de temps mort une fois l'action démarrée, Ian Malcolm est le MVP, et il y a quelques passages assez gores qui font plaisir. La tension est plus forte, je trouve, que dans le film. La fin est bien plus sombre aussi.
C'est un excellent complément au film, qui propose autre chose. Une sorte de What-if à l'univers. J'hésite à tenter la suite, Le Monde Perdu. Mais, en attendant, je vais bientôt m'attaquer à un autre roman adapté par Spielberg : Les Dents de la Mer.