Flush
J'avais découvert Flush et son pitch particulier il y a quelques mois, à travers un programme de festival. Le voir arriver en salles est une surprise, et comme le cinéma Pole Sud, pas très loin de la maison, le mettait à l'affiche, j'y suis allé !
Luc se retrouve dans les toilettes glauques d'une boîte de nuit. Il va se retrouver la tête coincée dans les toilettes. Les ennuis ne font que commencer.
Le pitch ne ment pas. Flush est un huis-clos qui ne sort jamais de ces toilettes. Des toilettes à la turque, dans une boîte de nuit pas très safe.

Ce pitch fonctionne super bien. Le film réussit avec brio son huis-clos, ne sortant jamais de cet espace étouffant, sale, dangereux. Le film jongle très bien entre différents genres. C'est drôle, violent, gore, sale, touchant, émouvant. Oui. Emouvant. Notamment cette fin déchirante.
Au niveau réalisation, c'est très propre (pun intended). C'est très bien joué, c'est très bien réalisé. C'est parfois très repoussant (coup de chapeau aux maquilleurs/VFX/prothésistes). C'est parfois très drôle, voire mignon (le rat !). Et il y a un petit coup émotionnel dans le final, très maîtrisé, qui clôt parfaitement le film.
Cet OVNI sort en distribution très réduite. Si vous le voyez, n'hésitez pas. Montrez que le cinéma peut être différent en y allant !
Pour accompagner votre visionnage, je vous conseille l'épisode dédié de Jumpscare : FLUSH : Le Blade Runner du film de chiottes. Avec notamment une interview Grégory Morin (réalisateur) et Jonathan Lambert (acteur principal).
