Oklahomey Honey
Oklahoma Honey est sorti à la fin de l'été en France, sans que je n'en entende particulièrement parler. L'affiche est d'un classicisme confondant, qui n'attire pas forcément l'oeil, malgré la présence de deux têtes d'affiche : Matthew McConaughey et Kurt Russell.

Et puis, de bouche à oreille (de clavier à oeil, plutôt), j'ai commencé à en entendre à parler. En très grand bien. J'ai regardé autour de moi, et j'ai vu qu'il passait encore dans les cinémas de campagne. Alors, allons-y !
Amziah King est apiculteur en Oklahoma. C'est aussi un musicien bluegrass. Et c'est d'ailleurs comme ça qu'on le rencontre, alors qu'il retrouve ses compagnons de musique pour un concert sur le parking d'un vendeur de burgers. C'est aussi un homme qui cultive sa communauté, qui ne peut vivre sans, qui en est fier.
Le hasard de la vie va le ramener sur la route de Kateri, une jeune femme qu'il avait hébergé des années auparavant.
Je ne dirai rien de plus.

Parce que ce film se vit, se découvre. On y parle de vie, de sentiments, de musique, de communauté, de miel, de ruches. La première partie du film est un patchwork de tranches de vie qui emporte tout tel un tourbillon musical. C'est porté par la musique, par le rythme effrêné d'Amziah King, c'est beau, touchant, humain. Humain.
Le film change un peu de ton dans sa deuxième partie, mais garde ses racines : la communauté, la musique, l'humain.
C'est ma plus grosse claque cinématographique de l'année. Le film qui m'a le plus touché, ému depuis des lustres. Tant que c'est en salles, allez-y !
Comme à leur habitude, les distributeurs français choisissent de distribuer le film avec un titre qui n'a rien à voir avec la version originale, à savoir "The Rivals of Amziah King". Ce qui rend difficile à retrouver le film quand on en a entendu parler dans sa version originale. Et puis, plutôt que l'affiche lambda ci-dessus, regardez-moi cette merveille :
