L’Alchimiste des Ombres

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Je l’ai dévoré. Voilà  ce que j’ai fait du second tome des Lames du Cardinal. Encore une fois, le style de Pierre Pevel a fait mouche sur moi. Ce qui est marrant, c’est que la façon dont est construite le roman, j’attendais depuis quelques temps déjà  qu’un écrivain la tente. Et c’est un de mes préférés qui s’y colle. 4 épisodes de la série des Lames du Cardinal sont proposés ici, nommés comme pour une série TV « s01e01 ». Et chaque épisode se termine par un cliffhanger, très important dans le dernier et quatrième, et qui annonce clairement la suite.

Le premier tome pouvait être considéré comme le pilote (ce que dit lui-même Pevel), et ce tome 2 représente la première moitié de la saison 1. On y retrouve tous les protagonistes, même si le délai de parution entre les deux m’a fait en oublier certains (Almadès et Laincourt, notamment). Néanmoins, on retrouve rapidement ses marques car les personnages reprennent vite leurs habitudes. L’écriture est toujours aussi dynamique, notamment lors des scènes d’action. Le rythme est élevé, et l’intrigue, plus facile et plus lisible que dans le premier, est très agréable à  suivre.

Sans spoiler, on découvre les Lames très peu de temps après la conclusion du premier tome. Une intrigante qu’ils rencontrent leur dévoile qu’un complot menace le trône de France, et qu’un ancien ennemi des Lames, l’Alchimiste des Ombres, y serait lié. Agent indépendant de la Griffe Noire, le groupe draconique souhaitant rétablir une puissance draconique en Europe, l’Alchimiste est un dragon dont personne ne connaît l’identité sous forme humaine. Les Lames du Cardinal devront donc démêler tout ça.

Les 4 épisodes qui constituent ce tome équilibrent parfaitement le récit, en proposant chacun un lieu central de l’intrigue, et un début et une fin liant l’épisode à  l’intrigue générale. La tension monte crescendo, et on en découvre un peu plus sur certaines Lames, d’autres étant laissées dans l’ombre pour le tome suivant sans doute. L’univers se densifie, et de nouvelles factions apparaissent. On retrouve également des personnages historiques ou romanesques, comme D’Artagnan, ou Cyrano dont il est rapidement fait mention. La description de la ville de Paris et de ses alentours est également au coeur du roman. Le gros point faible du récit, alourdissant inutilement la lecture, vient des itinéraires « à  la Mappy » (rue Saint-Truc, puis Eglise de Bidule, passant près des Halles de Machin, pour traverser le pont Chose, …) que l’on rencontre assez souvent. Ils n’apportent vraiment pas grand chose, sinon montrer que Pevel s’est vraiment documenté sur l’époque.

Je conseille le roman à  tous ceux qui ont apprécié le premier, ainsi qu’à  ceux qui souhaitent de l’aventure, de l’action, de l’intrigue, sans trop de prise de tête, avec des personnages attachants, et intéressants. Pas de jeune premier pour sauver le monde, ici, c’est le talent et l’expérience qui priment.

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